Mes Stephen Nattrass et François Fontaine représentent SNC-Lavalin au criminel.
Mes Stephen Nattrass et François Fontaine représentent SNC-Lavalin au criminel.
Parmi les plus importants défenseurs de l’entreprise, on retrouve le cabinet Norton Rose, qui lui a déjà fourni près d’une dizaine d’avocats pour la défendre dans différentes causes.

C’est d’ailleurs une équipe de Norton Rose, menée par Me François Fontaine, assisté par Me Stephen Nattrass, qui représente SNC-Lavalin au criminel.

Pour rappel, la Gendarmerie royale du Canada a déposé des accusations de corruption et de fraude contre trois entités du Groupe SNC-Lavalin en 2015, en lien avec des activités de la société en Libye.

Ce dossier est au cœur de la turbulence que traverse le premier ministre Justin Trudeau et son gouvernement.

Recours contre un ex-cadre de l'entreprise

Mes François-David Paré et Andres Garin ont assisté Me Fontaine.
Mes François-David Paré et Andres Garin ont assisté Me Fontaine.
Interrogé par Droit-inc, Me Fontaine n’a évidemment pas pu commenter, mais a expliqué ne jamais avoir « de dossiers faciles ». « Mais j’ai les plus intéressants », a-t-il ajouté en faisant aussi référence à ses autres clients tels que Québecor et Ciment-St-Laurent.

Dans l’équipe de Norton Rose, Mes Andres Garin et François-David Paré ont assisté Me Fontaine lors du litige qui opposait l’entreprise à Riadh Ben Aissa, un ex-cadre qui a plaidé coupable à une accusation d’usage de document contrefait dans l’obtention du contrat de construction du CUSM.

SNC-Lavalin a intenté une action en responsabilité civile et en dommages-intérêts contre l’ex-cadre.

Tout récemment, en janvier 2019, la demande en irrecevabilité de M. Ben Aissa a d’ailleurs été rejetée par la Cour supérieure.

Toujours de Norton Rose, Mes Sophie Melchers, Alex O’Reilly (passé depuis chez Gowling WLG) et Dominic Dupoy ont également défendu l’entreprise dans un dossier qui l’opposait à l’AMF en 2013.

En 2015, ce sont Mes Pierre Cimon et Élif Oral qui apportent leurs conseils juridiques à l’entreprise dans un litige contre la Société québécoise des infrastructures.

Le cabinet Stikeman Eliott et ses avocats Patrick Girard, Myriam Sahi et Joseph Reynaud.
Le cabinet Stikeman Eliott et ses avocats Patrick Girard, Myriam Sahi et Joseph Reynaud.
En 2018, Me Charles-Antoine Péladeau associé à un conseiller juridique de SNC-Lavalin, Me Jérôme Dussault, prenaient eux aussi la défense de ce que certains appellent le « fleuron québécois ».

Stikeman de la partie

Le cabinet Stikeman Eliott et ses avocats Patrick Girard, Myriam Sahi et Joseph Reynaud ont aussi été sollicités par SNC-Lavalin pour la représenter dans un litige contre Arcelor Mittal.

Me Antoine Bigenwald, à l’époque chez Fraticelli Provost, désormais chez Langlois, a également représenté l’entreprise québécoise dans un dossier qui l’opposait entre autres à une compagnie d’assurance en 2006.

Poursuivie par des employés licenciés

BCF et ses avocats Mes Jean-François Bienjonetti et Mario Welsh.
BCF et ses avocats Mes Jean-François Bienjonetti et Mario Welsh.
BCF et ses avocats Mes Jean-François Bienjonetti, Mario Welsh et Marie-Julie Lafleur ont représenté SNC-Lavalin dans plusieurs dossiers. Déjà lorsque les trois avocats travaillaient chez Heenan Blaikie, la société québécoise faisait partie de leurs clients.

Dans l’un de ces dossiers, SNC-Lavalin, alors condamnée à indemniser des propriétaires de maisons ou de commerces, avait décidé de poursuivre Lafarge pour partager la responsabilité.

Mes Bernard Larocque, Jean St-Onge et Jocelyne Gagné.
Mes Bernard Larocque, Jean St-Onge et Jocelyne Gagné.
SNC-Lavalin a également été poursuivie par certains anciens employés licenciés. Dans ces dossiers, SNC-Lavalin a été défendue en 2002 par Me Danny J. Kaufer, autrefois chez Heenan Blaikie, aujourd’hui chez BLG, et en 2013, dans un autre dossier du même genre, par Me Claudia Dubé, du cabinet Therrien Couture.

Le cabinet Lavery a également offert les services de nombre de ses avocats à l’entreprise. Parmi eux, Mes Bernard Larocque, Jean St-Onge chez BLG aujourd'hui, ou encore Jocelyne Gagné.

Une facture juteuse

Cette dernière, aujourd’hui juge à la Cour fédérale, avait elle aussi représenté l’entreprise en 2008, alors qu’elle était avocate chez Lavery.

La société québécoise était mise en cause par une compagnie d’assurance et la municipalité des Îles-de-la-Madeleine qui lui réclamaient près de 900 000$.

Richard Wagner, aujourd’hui devenu juge en chef de la Cour suprême du Canada.
Richard Wagner, aujourd’hui devenu juge en chef de la Cour suprême du Canada.
Un autre éminent avocat, aujourd’hui devenu juge en chef de la Cour suprême du Canada, a représenté SNC-Lavalin. Il s’agit de Richard Wagner, lorsqu’il était chez Lavery.

Quoi qu’il en soit, la facture de tous ces honoraires doit être très salée…