Jamy Sullivan, de Robert Half Legal et la professeure Diane-Gabrielle Tremblay, de l’Université du Québec.
Jamy Sullivan, de Robert Half Legal et la professeure Diane-Gabrielle Tremblay, de l’Université du Québec.
C’est du moins ce que constate le recruteur juridique Robert Half Legal, qui publiait récemment les résultats d’une étude auprès des avocats du pays.

Qu’ils oeuvrent en entreprise ou en cabinet, les 150 juristes sondés par le chasseur de têtes identifient plusieurs politiques de conciliation mises en place dans leur milieu de travail.

Ainsi, 63 % des avocats citent l’existence d’horaires flexibles, tandis que 48% relatent l’existence du télétravail dans leur milieu. En outre, 34 % ajoutent que la réduction des horaires de travail fait également partie des mesures de conciliation entre le travail et la vie personnelle. À ces politiques s’ajoutent des mesures telles le travail partagé et la possibilité d’obtenir des permanences sans passer par l’association.

C’est donc dire qu’au pays, tant les cabinets que les entreprises se sont dotés d’au moins 2, voire 3 politiques permettant d’améliorer l’équilibre entre le personnel et le professionnel des avocats.

Par ailleurs, les trois quarts des répondants ont dit avoir observé une hausse significative ou appréciable du recours au télétravail autour d’eux.

« Pour attirer les meilleurs de l’industrie, les compagnies mettent l’accent sur des programmes permettant de mieux arrimer les besoins personnels aux impératifs professionnels », a déclaré Jamy Sullivan, de Robert Half Legal.

De plus en plus, les programmes d’avantages liés à l’équilibre entre vies professionnelle et privée. Sur le marché, les employés sont nombreux à citer les horaires flexibles, le télétravail et les politiques de congés comme élément de rétention dans une entreprise.

Récemment, le bureau montréalais de Davies annonçait d’ailleurs un service de garde à la carte pour ses avocats.

Dans une étude publiée en 2014 pour le compte du ministère du Travail, la professeure Diane-Gabrielle Tremblay, de l’Université du Québec, posait un constat lapidaire de la situation dans le milieu des cabinets juridiques.

« La conciliation entre les mondes du travail et de la famille ne va pas de soi chez les avocats, et encore moins chez les avocates », écrit-elle.

Les mesures de conciliation disponibles sont rarement demandées, « en raison de son effet possiblement négatif sur l’évolution professionnelle ».

Par ailleurs, l’éthique de travail requise des juristes complique les choses.