Willy Bardon. Photo : Courrier picard
Willy Bardon. Photo : Courrier picard
La présidente de la cour d’assises d’Amiens (Nord de la France) n’avait rendu son verdict que depuis quelques secondes vendredi lorsque que Willy Bardon, coupable d’avoir enlevé, violé, étranglé, puis brûlé une jeune femme en 2002, a avalé un comprimé et le contenu d’une bouteille d’eau.

L’homme de 45 ans était en réanimation samedi dans un hôpital pour intoxication à ce qui semble être un pesticide, révèle le Journal de Montréal.

Le procureur d'Amiens Alexandre de Bosschère a indiqué à l’AFP que « l'état de Willy Bardon a été stabilisé par les médecins au cours de la nuit », même si « son pronostic vital reste engagé ».

Selon le procureur, Willy Bardon avait confié à un proche qu’il « attenterait à ses jours s'il était condamné ». On ne comprend toujours pas comment il a pu pénétrer au tribunal en possession du poison alors qu’il avait « été fouillé ».

En janvier 2002, le condamné avait enlevé, violé et tué Elodie Kulik, une jeune employée de banque de 24 ans. Le verdict de culpabilité assorti d’une sentence de 30 ans est tombé après 13 jours d’audience qui ont vu défiler 47 témoins et experts.

Tout au long du procès, Willy Barton a nié toute implication dans la torture et le meurtre de la jeune femme.