Dimitrios-Strapatsas était défendu par Me Tom Pentefountas. Photos : LinkedIn et archives
Dimitrios-Strapatsas était défendu par Me Tom Pentefountas. Photos : LinkedIn et archives
Dimitrios Strapatsas a été acquitté lundi d’avoir aidé un homme condamné pour meurtre à diffuser sur le web l’identité d’un délateur, rapporte le Journal de Montréal.

Mais si M. Strapatsas ne prend pas la direction de la taule, il n’en demeure pas moins que sa crédibilité sort du processus judiciaire entachée. « Non seulement le tribunal ne croit pas la version de l’accusé, mais celle-ci ne suscite en son esprit aucun doute raisonnable », a déclaré le juge Paul Chevalier, sur le banc.

L’accusé était défendu par Me Tom Pentefountas, qui croit que son client pourrait maintenant récupérer la licence de pratique.

Dimitrios Strapatsas a agi comme avocat pour un meurtrier, John Boulachanis, en 2015. Il attendait un procès où un codétenu devait témoigner contre lui. Il a réussi à trouver une femme qui a accepté de mettre en ligne la déclaration du délateur pour 200 $.

À son procès, Strapatsas est demeuré évasif, affirmant avoir versé les 200 $ à la demande de la famille de Boulachanis, comme sa sœur allait régulièrement le visiter en prison.

« Ces contradictions, invraisemblances et réticences font en sorte que le tribunal ne peut pas croire la version de l’accusé », a jugé le magistrat.

Mais la femme en question a elle aussi été imprécise en cour, notamment sur la façon dont elle a obtenu les 200 $ et ses contacts avec Strapatsas.

Le juge Chevalier, devant le doute raisonnable, n’a pu qu’acquitter l’accusé. « Le témoignage qu’elle a rendu, avec ses faiblesses et ses contradictions qui demeurent inexpliquées, ne peut établir hors de tout doute raisonnable la culpabilité de l’accusé. »