Me Catia Larose. Photo : Site Web de l'APAAQ
Me Catia Larose. Photo : Site Web de l'APAAQ
L’Association professionnelle des avocats et avocates du Québec (APAAQ) a lancé une pétition jeudi soir pour demander au Barreau du Québec une « diminution substantielle » des cotisations professionnelles et l'annulation des frais administratifs.

Cette demande ne date pas d’hier. L’APAAQ l’a mentionnée dans une lettre adressée au Barreau du Québec le 10 avril dernier, et a rappelé sa demande lors de l’assemblée générale annuelle du 19 juin.

« Le Barreau a répondu que c’était dans les possibilités, mais qu'ils étaient à regarder les meilleures façons de le faire, explique la présidente de l’APAAQ Me Catia Larose. On n’a pas eu un non, mais on n’a pas eu un oui non plus. »

« Les conséquences sont drastiques, rappelle la présidente. Si on ne paie pas, on ne peut pas pratiquer. »

Pour soulager les avocats, le Barreau a à deux reprises repoussé la date limite de paiement de la cotisation de 855,25 $, qui est maintenant le 1er septembre.

Les 1 500 membres de l’APAAQ, fondée en septembre dernier, « commencent à être impatients, soucieux et surtout stressés », souligne la présidente de l’Association.

« C’est sûr que si la pandémie avait occasionné une mise sur pause d’un seul mois, la situation serait différente, convient Me Larose. Mais les tribunaux fonctionnent encore au ralenti, très au ralenti même, et ça continue d'affecter la situation financière des avocats, donc ça devient de plus en plus pertinent. »

Le Barreau détient plus de 16 millions $ en placements à long terme dans son fonds général, selon ses états financiers. La pétition de l’APAAQ rappelle en outre qu’avec « tous ses fonds confondus, le Barreau du Québec cumule des excédents de plus de 47 millions », provenant entre autres de la cotisation versée par ses membres.

La pétition, que tous les avocats du Québec peuvent signer, et pas seulement les membres de l’APAAQ, a amassé depuis son lancement jeudi soir près de 600 signatures.

Me Larose a bon espoir que la pétition va faire fléchir le Barreau.

« Le bâtonnier Grondin s’est toujours montré ouvert à le faire, mais maintenant il n’est pas seul, c'est le CA du barreau qui va décider », rappelle l’avocate.

« Moi, j'ai confiance. »