Lucie Fournier en compagnie de Me Michel Bernier. Photo : Courtoisie
Lucie Fournier en compagnie de Me Michel Bernier. Photo : Courtoisie
Lucie Fournier, de chez GBV Avocats, a récemment souligné ses 25 ans de carrière comme adjointe juridique auprès de Me Michel Bernier, Barreau 1984.

GBV Avocats en a profité pour souligner l’événement vendredi dernier, mimosa à la main.

Droit-inc a interviewé la principale intéressée, qui cumule 46 ans d’expérience dans le domaine du droit.

Entretien.

Votre employeur, à Québec, a souligné vos 25 ans de travail avec Me Michel Bernier récemment. Ce n’est pas rien! Comment vous sentez-vous?

J’étais très contente. Je ne m’y attendais pas!

Je travaille pour Michel Bernier depuis 25 ans, mais je suis dans le milieu depuis plus longtemps. Ça fait 46 ans que je travaille dans des bureaux d’avocats.

Était-ce une célébration surprise?

Oui, tout à fait!

Photo : Courtoisie
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Vers 10h30 / 10h45, mon patron m’a appelée et m’a demandé d’aller le rejoindre dans la salle de conférence. Il m’a dit qu’il avait besoin de photocopies.

Quand je suis arrivée, tout le bureau était là avec un verre de mimosa à la main. On m’attendait!

J’ai été très surprise, et j’ai été gâtée. J’ai eu de beaux cadeaux. Ce fut une très belle journée!

En 46 ans dans le milieu juridique, qu’avez-vous appris sur vous-mêmes?

La patience (rires). Puis, je dirais qu’il faut un sens de l’organisation, en plus de faire preuve de beaucoup d'initiatives.

Vous avez piqué ma curiosité. Pourquoi la patience?

Parce qu’il faut, parfois, travailler sur des procédures qui sont longues et qu’il faut corriger maintes et maintes fois. Parfois, il faut recommencer. Donc, oui, cela prend beaucoup de patience!

Selon vous, qu’est-ce qui a le plus changé depuis vos débuts dans le domaine du droit?

Ah, mon Doux! Depuis mes débuts, en 46 ans, j’ai vécu trois formes du Code de procédure civile. Au cours des années, cela a beaucoup changé le travail que nous faisions… surtout avec la dernière réforme et les protocoles et tout cela. Nous avons beaucoup plus de surveillance à faire dans les délais, par exemple.

Il y a aussi les nouveaux avocats, qui sont maintenant très autonomes. Il y a beaucoup de jeunes avocats qui travaillent par eux-mêmes, et qui n’ont presque pas besoin de secrétaire.

Il y a aussi l’avènement de l’informatique. Quand j’ai commencé, il n’y avait pas d'ordinateurs. Nous faisions tout à la dactylo. À cet égard, j’ai appris beaucoup de choses.

Photo : Courtoisie
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Aujourd’hui, je travaille pour le père Michel Bernier depuis 25 ans. Mais je travaille aussi pour le fils, Mathieu (Bernier) depuis cinq ans. Je travaille pour le père et le fils.

Comment s’est de travailler pour le duo Bernier de GBV?

Ils ont la même méthode de travail! Comme on dit, la pomme ne tombe pas loin du pommier. Ils ont la même façon de travailler, alors ça fait une bonne équipe.

Êtes-vous contente d’avoir fait une partie importante de votre carrière chez GBV Avocats?

J’ai été très choyée. C’est un gros cabinet, et j’ai assisté à son évolution! Nous étions tout petits, nous avons grossi, après nous sommes redevenus un peu plus petits et, enfin, nous avons regrossi. Sans oublier l’ouverture de nos bureaux à Montréal.

La cabinet grossit de plus en plus. Nous sommes à la recherche de nouveaux avocats. Malgré la pandémie, personne n’a été mis à pied chez nous. Au contraire, nous avons embauché.

Et de travailler pour un avocat comme Me Bernier?

C’est sûr et certain qu’il y a des hauts et des bas. Ce n’est pas toujours facile. Je pense que c’est comme dans n’importe quel emploi : il faut s’adapter. Ceci étant dit, nous formons une belle équipe de travail.

Photo : Courtoisie
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Des projets pour les années à venir?

Avec 46 ans dans un bureau d’avocats, vous avez sûrement deviné que je n’ai pas 50 ans… maintenant à 61 ans, j’aimerais continuer au moins jusqu’à 65 ans. Et si ma santé le permet, puisque j’aime beaucoup ce que je fais, il n’est pas exclu que je continue un peu après mes 65 ans.

J’ai dû arrêter de travailler pendant sept mois en raison d’un problème de santé, mais je suis revenue à temps complet (en février 2015). Si la santé tient toujours, j’ai l’intention de continuer encore quelques années!