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Après une année 2020 déjà difficile du point de vue de la santé mentale, les avocats sont plus souvent victimes d’épuisement professionnel.

Pourtant, au premier trimestre de l’année 2021, le nombre d’heures travaillées par semaine et le score de satisfaction professionnelle globale sont demeurés stables comparativement à 2020, selon une enquête menée par Bloomberg Law aux États-Unis.

Mais c’est du point de vue de l’épuisement professionnel que leur situation se dégrade. 50% des répondants de l’enquête rapportent avoir été victimes d’épuisement professionnel au cours du premier trimestre de l’année.

C’est une nette hausse, puisqu’ils étaient 40% à avoir connu cette situation au cours de l’année 2020.

Maux en cascade

Les plus touchés sont les avocats les moins expérimentés: les deux tiers d’entre eux signalent une baisse de leur niveau de bien-être, contre 41% pour les avocats seniors.

Les avocats dont le bien-être a diminué ont constaté une hausse de leur charge de travail, ainsi que des responsabilités professionnelles plus lourdes. Ils se disent incapables de se déconnecter du travail.

Et leurs difficultés ne se limitent pas au travail. Comparativement aux avocats qui ont maintenu leur niveau de bien-être, ceux-là sont plus souvent victimes de nouveaux problèmes de santé, d’une dégradation de leurs maux existants, de troubles du sommeil, et d’anxiété.

Ils connaissent deux fois plus de problèmes dans leurs relations personnelles et dans leur santé physique. Et la dépression est deux fois plus fréquente pour eux.

Si leur niveau de satisfaction globale n’a pas varié, c’est probablement parce que les répondants pensent que leur situation se rétablira quand la pandémie sera passée, explique Bloomberg Law.