Quelques cabinets exigent de leurs salariés d’être vaccinés avant tout retour au bureau. Source  : Shutterstock
Quelques cabinets exigent de leurs salariés d’être vaccinés avant tout retour au bureau. Source : Shutterstock
Aux États-Unis, les cabinets avaient coché la date de la fête du travail comme date de retour à la normale au bureau: vaccinés, les avocats allaient revenir travailler presque comme avant la pandémie.

Ces plans là étaient ceux prévus avant que le variant Delta se répande.

Fin juillet, les Centers for Disease Control (CDC) ont suggéré aux Américains, y compris vaccinés, de porter un masque à l’intérieur dans les zones les plus affectées par la Covid, rapporte Bloomberg.

Or, la recrudescence des cas touche désormais les deux tiers des états américains, qui suivront ou non les conseils des CDC.

L’incertitude est à nouveau de mise. Les plans de retour au bureau sont suspendus aux décisions que chaque état prendra d’ici septembre. Mais des cabinets ont déjà reporté le retour au bureau à l’automne, voire plus tard.

Et leurs plans se heurtent aussi à une réalité: des employeurs réalisent que des employés ne se feront jamais vacciner.

Aussi, des cabinets cherchent à s’assurer que le retour au bureau se fera au plus tôt. Quelques uns exigent de leurs salariés d’être vaccinés avant tout retour au bureau.

« Les avocats et le personnel seront de retour au bureau le 13 septembre, et cabinet lèvera l'obligation de porter un masque au bureau à ce moment-là, puisque tout le personnel sera vacciné », soutient Brad Karp, un associé dirigeant de la firme Paul, Weiss, Rifkind, Wharton & Garrison, dans un mémo repris par Above the Law.

Mais pour la grande majorité des cabinets, la clé sera de demeurer aussi flexibles qu’ils le sont depuis le début de la pandémie. Il leur faudra aussi se débarrasser définitivement d’une conviction: non, le lieu de travail ne ressemblera plus à celui qu’il était jusqu’en mars 2020.