Me Claude Cossette n’est plus... Photo : residence-funeraire.coop
Me Claude Cossette n’est plus... Photo : residence-funeraire.coop
Me Claude Cossette est décédée le 9 août dernier à Val-d’Or. Elle avait 70 ans.

En 1975, elle devient la deuxième femme originaire de l’Abitibi-Témiscamingue à avoir été admise au Barreau du Québec.

« Me Cossette était une avocate dévouée, toujours disponible pour ses clients, avec un très grand cœur et qui a aidé et soutenue au cours des dernières décennies plusieurs centaines, voire même milliers de personnes sans penser au nombre d’heures et en mettant de l’avant le bien-être de sa clientèle avant le sien. Elle laissera un grand vide dans le monde juridique de Val-d’Or et de l’Abitibi-Témiscamingue », nous a écrit Me Lucie Couroux, avocate et médiatrice familiale à Val-d’Or.

Me Cossette a pratiqué principalement en droit de la jeunesse, droit criminel et droit civil notamment en matrimonial.

Elle a commencé sa carrière en 1976 en travaillant pour la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, qui était anciennement formée de deux entités distinctes appelées Commission de protection des droits de la jeunesse et Commission des droits de la personne.

Grâce à cette première expérience, elle a pu couvrir toute la région de l’Abitibi-Témiscamingue. Vers 1978, elle a travaillé pour l’étude Courtemanche sous Me Henri Courtemanche à Val d’Or. Après son décès, elle a repris la firme et a ouvert son propre cabinet. De plus, elle a travaillé pour les bureaux d’aides juridiques de la région.

Avocate engagée, elle a représenté beaucoup d’autochtones et de personnes vulnérables dans de multiples dossiers au cours de sa carrière.

Depuis 1993, elle a agi en tant que trésorière au conseil d’administration du Barreau de l’Abitibi-Témiscamingue.

Elle a reçu l’ordre du Mérite du Barreau de l’Abitibi-Témiscamingue en 2014.

« Tous diront qu’être avocat c’est une profession, mais pour elle, c’est une vocation : en pratique solo depuis de nombreuses années, elle consacre une grande partie de sa pratique à la représentation des plus démunis de la société, avec une patience et une empathie que certains m’ont qualifié d’exemplaire », l’avait-on présenté lors de la cérémonie de remise du Mérite du Barreau de l’Abitibi-Témiscamingue.

Des juges et avocats n’ont pas hésité à lui rendre hommage en écrivant quelques mots sur la page de l’avis de décès.

« (...) Durant sa carrière, elle a toujours œuvré auprès des pauvres, des démunis et des personnes vulnérables en étant très généreuse envers eux allant même jusqu'à leur payer des repas. Claude, avec son grand humanisme, va nous manquer (...) », a écrit Me Jacques Ladouceur, juge à la Cour du Québec.

« (...) Tout au long des trente années passées en Abitibi comme avocat et juge, j'ai pu prendre la pleine mesure de son affabilité, de son dévouement dans les dossiers qu'elle a eu à traiter et de son humanisme. Le départ de Claude, une contemporaine, et sauf erreur, parmi les premières femmes membres du Barreau d'Abitibi-Témiscamingue, m'attriste grandement. Nul doute que ceux et celles qui l'ont connue en garderons un souvenir attendri », a écrit Denis Lavergne, juge à la Cour du Québec.

« C’est avec tristesse que j’ai appris le décès de Me Cossette. Toujours affable et pondérée lors de ses représentations devant les Tribunaux, elle s’est particulièrement démarquée par son grand dévouement et son humanisme. Que ce soit à l’égard de ses clients, de l’administration de la justice ou de son ordre professionnel, elle se donnait sans compter. J’en garderai un excellent souvenir (...) », a écrit Richard Laflamme, juge à la Cour du Québec.

Une cérémonie de funérailles s'est déroulée le 16 août dernier à Val-d’Or et son inhumation aura lieu au cimetière d’Amos à une date ultérieure. Ses proches, collègues et connaissances continuent d’écrire des messages de sympathies pour la famille sur la page : https://www.residence-funeraire.coop/avis-de-deces/claude-cossette-202402/ .