C’est en juillet dernier que 50 studios américains et japonais de films pour adultes, comme il convient pudiquement de les appeler, ont porté plainte contre 10 000 personnes soupçonnées de télécharger massivement et illégalement leurs œuvres. La plainte englobait également 80 sites internet accusés d’aider à la fraude. Réponse un peu molle de la justice sud coréenne, qui s’est contentée de poursuivre 10 individus.

Les producteurs sont furieux et se préparent à contre-attaquer.

« Pour le moment, nous avons établi une liste de 65 000 utilisateurs qui sont concernés par notre plainte. Nous allons voir cette fois si le ministère public va poursuivre chacun d’entre eux» a déclaré Kim Han-Seo, un des avocats représentant les producteurs de films pornographiques.

Rappelant que les autorités de son pays savent se montrer efficaces pour protéger du téléchargement illégal les films catastrophes coréens, l’avocat dénonce encore l’injustice subie par ses clients.

« Le ministère public ne devrait pas faire de discrimination lorsqu’il applique les lois sur le copyright. La copie et la distribution illicites sont un véritable fléau rampant en Corée du Sud» clame le fervent défenseur.

Le clan des producteurs de films X est maintenant suspendu à la décision que prendra le ministère public. Ils ont annoncé que si les autorités du pays ne se montrent pas assez fermes, ils intenteront une action aux Etats-Unis.

De quoi convaincre, puisque la Corée du Sud a accepté de durcir sa règlementation applicable aux droits d’auteur en échange d’un accord de libre-échange avec les États-Unis.