De toute façon, un article de plus ou de moins sur le sujet ne vous tuera guère!

En fait, mon objectif en ce 11 novembre 2009 était d’écrire à propos des virus informatiques. Par contre, en faisant mes recherches en ligne, le seul virus qui refaisait sans cesse surface était ce fameux H1N1. Malgré tout, pour faire le lien avec les technologies, dont je suis un fidèle apôtre, en vantant les mérites au quotidien, il est important de noter que je suis aussi un adepte du principe de précaution dans leur adoption. Il en va de même pour les technologies biologiques ou pharmaceutiques.

À l’heure actuelle, il est pratiquement impossible d’admettre que vous n’entendez pas vous faire vacciner, particulièrement si vous avez des enfants. Quel être irresponsable vous seriez de mettre en danger la vie des gens qui vous entourent ou pire encore, celle de votre progéniture sans défense ! Cette doctrine, élevée au rang de vérité absolue, est répétée ad nauseam par des moutons qui ont autant de connaissances scientifiques que moi !

Alors même que les Chartes nous reconnaissent une liberté quelconque, son exercice en est rendu pénible tant l’ostracisme en est à son paroxysme ! Certains sont même d’avis qu’il faut nous contraindre, tous, à être vaccinés. À une autre époque, James F. Bymes aurait conclu: « Too many people are thinking of security instead of opportunity. They seem to be more afraid of life than death. »

Parallèlement au battage médiatique, qui omet qu’ annuellement un million d’enfants meurent de la diarrhée alors que celle-ci peut être contrée à l’aide d’un sérum à 25 cents la dose, il me semble légitime de prendre du recul et de s’interroger sur la nécessité de nous faire injecter un produit si nouveau pour faire face à une maladie aussi inconnue. Au quotidien, nous entendons dire que le virus mutera : à quoi bon alors se faire vacciner avec un produit dont on ignore même l’utilité contre la première souche ?

Afin de relativiser le branle-bas de combat, jetons un regard froid sur l’histoire grippale récente. La grippe commune, dont nous n’entendons plus parler, est le fossoyeur d’un demi-million de vies humaines à chaque année, par rapport à seulement 6071 pour le H1N1 depuis l’an dernier. Quant à la grippe aviaire (H5N1), disons simplement que ça aura été une opportunité manquée pour les compagnies pharmaceutiques. Ou peut-être pas puisque, en une décennie, elle n’aura fait selon l’OMS que 262 victimes…

En préparant ce billet, j’ai lu beaucoup (trop ?) et j’ai appris que Donald Rumsfeld, celui-là même qui a créé l’histoire des armes de destruction massive en Iraq, est l’ancien président du conseil d’administration de Gilead Science, la firme qui détient le brevet du Tamiflu ! Devrais-je ou ne devrions-nous pas plutôt tous prendre des antipsychotiques ?

Dans tous les cas, il semble que cette manne ne profitera pas aux avocats en litige puisque les producteurs de ce vaccin, développé à une vitesse encore jamais vue et soumis à des tests ne respectant aucun standard international, sont immunisés contre toute poursuite aux États-Unis alors qu’au Canada, le gouvernement refuse simplement de partager les détails de l’entente. Peut-être que ma pratique en protection des droits de l’homme, et plus particulièrement en matière d’intégrité physique, s’apprête-t-elle à naître de ce virus ? Je me mets sans plus tarder à développer un modèle d’affaires qui sera calqué sur celui déjà éprouvé des entreprises de TI qui avaient pris en charge ce fameux bogue de l’an 2000 !

Avant de terminer, quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi, s’il s’agit d’un problème de santé mondial qui risque de substantiellement réduire le nombre d’êtres humains, on ne pourrait faire exception aux droits des compagnies pharmaceutiques et autoriser la production de médicaments génériques ?

Malgré tout, en guise de conclusion, je vous remercie de vous faire vacciner pour nous protéger tout en démontrant l’efficacité du vaccin.