Selon une étude de Mergermarket pour le compte du cabinet d’avocats, la région offre « les éléments fondamentaux favorables à une forte croissance économique pour le reste de l’année et pour 2011 ».

Rappelons-le, Blakes a ouvert l’automne dernier deux bureaux dans cette région. Le cabinet a délégué en permanence huit avocats à Manama, à Bahreïn, et quatre à Al-Khobar, en Arabie Saoudite. Le cabinet canadien a signé une association exclusive avec celui de Me Saud Al-Ammari, maintenant associé de Blakes.

L’étude de Mergermarket repose sur plus de 75 entrevues de dirigeants d’entreprise de la région.

On y apprend que si les fusions et acquisitions ainsi que les placements privés continueront d’être tributaires de la conjoncture économique mondiale et de la disponibilité des liquidités, sept dirigeants sur dix s’attendent à un accroissement des activités de consolidation dans la région.

Près d’un dirigeant sur trois (31%) prévoit que la croissance « découlera de la constante amélioration de la conjoncture internationale », tandis qu’un sur quatre (23%) mise sur la stabilisation des prix du pétrole.
Que du pétrole dans le Golfe? Que non!

« La notion de diversification a été une constante tout au long de l’étude », mentionnent les auteurs.

Les télécommunications, les ressources naturelles et les infrastructures liées au transport progressent. Les dirigeants interrogés affirment même que « ce sont ces secteurs qui offrent les meilleures occasions d'affaires pour les investisseurs nationaux et étrangers » Les piliers de la région : l’Arabie saoudite et le Qatar. Les principaux partenaires : la Chine et l’Inde.

Président de Blakes pour la Région du Golfe, Me Dan Fournier est lui aussi optimiste. « En outre, on prévoit une croissance importante et une augmentation des liquidités pour 2011. La majorité des dirigeants d'entreprise prédisent une croissance du secteur financier islamique et de la demande de titres de financement par emprunt traditionnel. »

Dan Fournier, né dans le quartier Saint-Henri, à Montréal, a été admis au Barreau de l’Alberta après des études à McGill. Il se plaît bien dans son nouvel environnement.

« Les canadiens bénéficient d’un bel accueil respectueux. Bahreïn est une île, nous y retrouvons beaucoup de couleurs et de verdure, les édifices sont modernes, la cuisine est internationale et préparée par de bons chefs. Quant à nous, nous prenons le temps de comprendre comment les gens transigent et devons démontrer une bonne ouverture d’esprit. »

A-t-il le temps de s’ennuyer des Canadiens de Montréal? « J’ai célébré la victoire contre Washington le soir même, dans un bar, avec d’autres canadiens. »
Pour le dépaysement, on repassera!

« C’est étonnant comme l’adaptation est facile, affirme l’avocat. J’y retrouve des américains, des anglais des allemands et des australiens. »

Avis aux intéressés, « nous pourrions avoir besoin de sang neuf en 2010 ou 2011 », dit-il.