Me Andrea Roulet. Source: LinkedIn
Me Andrea Roulet. Source: LinkedIn
Le demandeur Martin Kodykbo a déposé une demande d’autorisation d’action collective le 2 juin contre les constructeurs Hyundai et Kia.

Il allègue que des automobiles de marque Hyundai et Kia présentent des défauts, nichés dans l’unité de commande électronique hydraulique (HECU) et/ou dans le système de freinage antiblocage (ABS). Les véhicules concernés présenteraient un risque de court-circuit qui pourrait conduire à l’incendie de ces automobiles.

Le demandeur est représenté par Me Andrea Roulet, du cabinet Slater Vecchio, et par Me Paul Ngeleka, du cabinet PN Légal, Avocat inc.

La demande allègue que les défenderesses ont fabriqué et vendu des véhicules dont les éléments HECU et ABS présentaient des défauts sérieux et dangereux qui ont placé les occupants des automobiles face à un risque de blessures graves et/ou de mort.

Martin Kodykbo, un résident de Laval, a acheté un véhicule Kia Sportage le 3 novembre 2020 pour son usage personnel. Il dit avoir acheté un véhicule exempt de vices cachés, au prix de 53 457,24 $ plus taxes.

Or, depuis 2013, Transports Canada a émis plusieurs rappels de véhicules de marques Hyundai et Kia, en raison de possibilités de court-circuit et/ou d’incendies, causés par les éléments HECU et ABS.

En avril 2021, le demandeur a pris conscience des problèmes reliés au système HECU de son véhicule, car celui-ci figurait sur une liste de rappels émise par Transports Canada. Kia a recommandé au demandeur de stationner son véhicule à l’extérieur, loin de tout autre véhicule, jusqu’à ce que son automobile soit réparé.

C’est trois mois plus tard, en juillet 2021, que la réparation a pu avoir lieu.

Le demandeur affirme qu’il n'aurait pas acheté sa Kia Sportage s'il avait été informé du défaut avant l’acquisition. Et il pointe les dommages causés par cette situation, en particulier la perte substantielle de valeur en cas de revente du véhicule.

En date du dépôt de la demande d’autorisation collective, ni les défenderesses ni les consommateurs ne connaissent la cause du vice relié au risque d’incendie électrique, allègue la demande d’action collective.

Le demandeur souhaite être autorisé à représenter « tous les résidents du Québec qui ont acquis ou loué un véhicule concerné, pour leur usage personnel, depuis l’année 2013 jusqu’à la date d’autorisation de l’action collective ».

Les rappels effectués par Transports Canada visaient 74 169 automobiles Hyundai et 13 571 véhicules de marque Kia au Canada. Pour le Québec, le nombre de véhicules rappelés pourrait s’élever à plus de 20 000, selon la demande.

Le demandeur réclame des dommages compensatoires, qui restent à déterminer, et des dommages punitifs d’un montant de 1 000 $ pour chaque membre du groupe, pour avoir manqué au respect de l’article 272 de la Loi sur la protection du consommateur.