L’avocate Lisa Niro et l’associée Lisa C. Fong. Sources: Site web de Bell Alliance LLP et LinkedIn
L’avocate Lisa Niro et l’associée Lisa C. Fong. Sources: Site web de Bell Alliance LLP et LinkedIn
Certains mettent des années à consolider leur pratique, tandis que d’autres se hissent rapidement à un niveau enviable.

C’est ce qui est arrivé à l’avocate Lisa Niro, qui pratique le droit commercial et immobilier à Vancouver. Le magazine National de l’Association du Barreau canadien relate ainsi l’histoire de cette avocate qui a rapidement commencé à donner des conférences sur certains aspects de sa pratique.

Cela lui a donné beaucoup de confiance, et rapidement le développement de sa pratique a profité de ce bouche à oreille, la menant finalement au poste d’associée directrice du cabinet Bell Alliant.

Mais de façon générale, la carrière et les compétences juridiques se développent par étape.

Atteindre sa vitesse de croisière

Pour Lisa C. Fong, associée du cabinet Ng Ariss Fong Lawyers à Vancouver, il faut d’abord apprendre ce qu’on fait au sein d’un cabinet: quels domaines du droit pratiquer, comment trouver des clients, quelles affaires peuvent être menées à terme et avec quels clients on travaille le mieux.

Généralement, après les cinq premières années, beaucoup d'avocats commencent à développer leur pratique et ont l'impression d'avoir atteint un nouveau sommet, poursuit Lisa Fong dans le magazine National.

C’est alors qu’on « sait comment faire », et que les références provenant de collègues, qui eux aussi deviennent plus expérimentés, commencent à rapporter.

Pour Lisa Fong, une dizaine d’années ont été nécessaires pour que sa pratique atteigne sa vitesse de croisière, relate-t-elle au magazine National. « C'est alors que nous avons vraiment construit notre cabinet, car nous savions quoi faire. Nous avions suffisamment de clients qui nous payaient, nous étions donc toujours financièrement stables, et nous avions un personnel stable aussi », dit-elle

Et tout devient plus facile, en matière de développement des affaires: les clients viennent d’eux-mêmes, et le la roue tourne: des mandats en amènent d’autres, et ainsi de suite.

Les clients

Lisa Niro recommande pour sa part de se concentrer d’abord sur la gestion du cabinet et la des clients. « Ces compétences sont essentielles à la pratique quotidienne du droit et elles ne sont pas enseignées » à l’école, explique-t-elle dans les pages du magazine.

Pour y arriver, il faut se mettre à la place du client, penser à ce qui l’inquiète, de façon à l’aider à naviguer son dossier.

Il reste que la gestion des clients est d’abord une question de communication. Il faut qu’elle soit claire, et permette de guider les clients au travers de chaque étape, en plus de l’aider à comprendre comment les choses vont se dérouler.

S’organiser

Développer un bon flux de travail est également essentiel à la gestion d’une pratique. S’il faut que passer à travers tous les détails administratifs d’une journée–courriels, budget, rendez-vous–afin d’avoir l’esprit libre pour se concentrer sur la rédaction, organisez votre journée en conséquence.

Lisa Niro, pour sa part, applique un système simple: munie de sa liste de choses à faire, elle se débarrasse rapidement de ce qui peut l’être pour ensuite se concentrer sur les urgences. L’idée est de liquider le plus d’items possibles de la liste de tâches, le plus rapidement possible.

Enfin, il importe de trouver son intérêt dans sa pratique: les choses deviennent plus faciles, car on aime ce qu’on fait.