Merrilyn Astin Tarlton. Source: LinkedIn
Merrilyn Astin Tarlton. Source: LinkedIn
Pour l’auteure et consultante américaine Merrilyn Astin Tarlton, il existe cinq façons de doubler voire de tripler l’impact marketing de sa prise de parole, à en croire un article publié sur Attorney At Work. Droit-inc fait le point.

La première idée de cette consultante est de ne pas « gâcher » le travail accompli pour la réalisation de son discours en public, et ainsi d’en faire un article.

De l’écrit

De la recherche a été effectuée, des visuels éventuellement sur des diapositives, et la présentation a été faite devant une assemblée de clients potentiels. Des clients qui auront d’ailleurs pu poser des questions révélatrices sur leurs besoins.

À partir du matériel produit, en y ajoutant les réponses aux questions posées, deux petites heures suffisent à transformer ces mots prononcés en un texte écrit. Il suffit ensuite de trouver quelqu’un intéressé pour le publier. En pensant en premier lieu au groupe ou à l’entreprise ayant organisé la prise de parole, qui pourrait publier le tout sur son site Web.

Droit-inc suggère par ailleurs de ne pas hésiter à prendre la parole auprès de ses journalistes sur la problématique traitée, pour davantage encore de visibilité.

Des réseaux sociaux

Deuxième idée, l’article peut être posté sur le blog de l’avocat avec un ou deux liens vers sa biographie ou le site Web de son cabinet. Ou même, directement sur le site du cabinet. D’autant plus qu’un partage de cet article sur Droit-inc puis relayé sur les réseaux sociaux lui donnera de la visibilité et attirera de potentiels clients.

Au-delà d’un article, l’auteure suggère même pourquoi pas de créer une vidéo de faits saillants sur YouTube à partir de son matériel et de la partager sur ses réseaux. L’occasion de se créer un compte YouTube, ou même TikTok, si ce n’est pas fait.

De la réutilisation

La consultante américaine insiste en troisième lieu sur un point : l’importance d’aller prononcer ailleurs le discours produit. Autant faire dans la réutilisation. « Pourquoi ne pas identifier un autre groupe intéressé par les mêmes problèmes ? », suggère-t-elle.

Il suffit de poser la question au groupe qui a lancé l’invitation de la première prise de parole : connaît-il d’autres personnes intéressées par la problématique traitée par l’avocat ? Cela permettra d’obtenir éventuellement une recommandation de sa part.

D’ailleurs, le discours préparé pourrait être légèrement modifié afin de plaire à un public un peu différent. L’auteure donne l’exemple d’une Chambre de commerce qui pourrait apprécier que l’avocat s’exprime au sujet du « Top 10 des préoccupations en matière de propriété intellectuelle pour les petites entreprises », auprès de propriétaires de petites entreprises.

Un événement

Une fois les poches « pleines de cartes de visite » de clients potentiels, grâce à la visibilité que l’on vient de se donner, la consultante propose d’organiser son propre événement de réseautage, un vendredi après-midi en mode vin et fromage dans sa salle de conférence, par exemple.

L’idée n’est pas de prononcer à nouveau le même discours, mais d’échanger ses points de vue avec d’autres personnes, triées sur le volet. En leur donnant à la fin des copies de l’article publié, pourquoi pas, sur lequel le logo du cabinet et ses coordonnées apparaîtront clairement.

De nouveaux clients

Si la rencontre de réseautage a permis à un organisme d’identifier plusieurs inquiétudes quant à son modèle par exemple, mais qu’il n’est pas à même de dépenser des frais juridiques importants, la consultante suggère de lui venir en aide.

Comment ? Grâce à un avocat junior ou un parajuriste qui pourra vérifier auprès de cet organisme une liste de contrôle préparée au préalable, moyennant des frais fixes. Ou en lui faisant remplir un questionnaire en ligne.

Si tout va bien, tant mieux pour l’organisme. Sinon, celui-ci devra faire appel aux services de l’avocat. De nouveaux clients à clé, donc, à partir d’un simple discours bien optimisé.