Me Ismaël Boudissa. Source: LinkedIn
Me Ismaël Boudissa. Source: LinkedIn
Me Ismaël Boudissa est un grand passionné des questions liées à l’immigration, et dit même être étiqueté comme tel depuis son baccalauréat en droit obtenu à l’UQÀM, où il a fondé à l’époque un comité sur le droit de l’immigration.

Avant de décider de se lancer en « solo », Ismaël Boudissa travaillait au sein d’Auray Sourcing, une filiale de Raymond Chabot Grant Thornton qui offre notamment une expertise en immigration d’affaires, jusqu’en septembre dernier.

« Au-delà des permis de travail, j’avais envie de voir d’autres types de droit de l’immigration comme les réfugiés humanitaires, ou tenter le litige ». Ismaël Boudissa ajoute qu’il a toujours eu une fibre entrepreneuriale. « J’avais envie de bâtir quelque chose qui me ressemble. »

Créer son propre cabinet, une tâche aisée quand on est avocat ? « Cela peut aider car on a une sensibilité à vouloir bien faire les choses, on ne se dit pas que peu importe la forme juridique ! » remarque-t-il.

Entrepreneur et avocat

Il précise toutefois que « faire un logo, on n’apprend pas ça à l’école ». « L’entrepreneuriat ne nous est pas enseigné, ni à l’université, ni au Barreau du Québec. Négocier des tarifs, voir avec qui on noue des partenariats, on apprend ça sur le tas ! »

Ismaël Boudissa travaille pour le moment seul. Quant au fait de développer sa clientèle, il sait que dans le domaine de l’immigration, c’est du « bouche-à-oreille », et ne s’inquiète pas. « Je ne connais aucun avocat qui cherche du travail en immigration présentement ».

Le droit de l’immigration le connaît, lui qui a notamment été employé auprès d’Immigration Réfugiés et Citoyenneté Canada pendant deux ans, ce qui lui a permis de voir « les rouages de l’intérieur », « le pratico-pratique », Me Ismaël Boudissa avait par la suite travaillé auprès d’un avocat en droit de l’immigration à son compte, Me Ho Sung Kim.

Ses services sont offerts à toutes les personnes ayant des besoins en immigration canadienne et québécoise, « tous ceux qui n'arrivent pas à s'y retrouver dans ce milieu ».

Ils peuvent concerner l’immigration économique et mobilité internationale, soit les Études d'impact sur le marché du travail (EIMT), les permis de travail, les permis d'études, la résidence permanente pour le Québec et le Canada (demandes de CSQ et de résidence permanente au fédéral), et les demandes de réhabilitation criminelle.

Concernant les tarifs, « cela dépend surtout du dossier ». « Aucun dossier n'est pareil et aucun tarif ne peut s'appliquer à tous les dossiers, précise l’avocat. Toutefois, ce sont des tarifs à forfait, c'est-à-dire un seul et unique tarif pour toute la durée du mandat. »

Les mandats solo ne sont pas un fait nouveau pour l’avocat.

« Dans ma carrière, j'ai souvent eu beaucoup de latitude dans la conduite de mes dossiers. J’ai plusieurs travailleurs qui sont arrivés au Canada à la suite de leurs demandes de permis de travail, des résidences permanentes pour le Québec approuvées, une réhabilitation criminelle, des réponses à des demandes d'inspection de Service Canada ou d’Immigration Canada. »

Une passion depuis l’université

Avant d’obtenir son baccalauréat en droit, l’avocat originaire de Québec avait décroché un premier baccalauréat en science politique à l’UQÀM. « J’avais vraiment l’ambition de faire du droit parce que j’avais compris comment le droit pouvait être un outil pour arriver à certaines fins, surtout par rapport aux personnes immigrantes », se souvient-il.

Ce Barreau 2021 l’a vite cerné : « L’immigration, c’est un domaine dont tout le monde parle, à chaque campagne électorale on y a droit ». Celui dont le père est d’origine algérienne l’admet, il a une sensibilité particulière vis-à-vis des personnes immigrantes.

« On les côtoie tous les jours, ce sont des gens qui contribuent énormément à la société québécoise et canadienne, ajoute-t-il. Et j’aime quand le sujet de droit est un être humain, quand on aide des gens, on fait une réelle différence. Cela me permet aussi d’assouvir une certaine curiosité intellectuelle ».

Quand il s’agit de parler de ce qui l’anime, l’avocat répond qu’« étonnamment, il aime beaucoup la musique punk ! » Notamment Green Day. Mais sa passion se tourne plus que jamais vers l’actualité politique, même si « malheureusement, ce sont souvent les personnes immigrantes qui en paient les frais… »