Action collective contre Hydro-Québec
Une panne chez Hydro-Québec provoque des coupures de courant, et motive une demande d’action collective. Qui est l’avocat?

Une demande d’autorisation d’une action collective vise Hydro-Québec en raison d’une interruption de service survenue dans l’ouest de Montréal, fin janvier.
Le demandeur, identifié par les initiales D.O., est représenté par Me David Assor, du cabinet Lex Group.
Il demande à la Cour supérieure de le désigner comme représentant des membres du groupe constitué de toutes les personnes physiques ou morales qui avaient un compte ou un contrat Hydro-Québec pour des services d'électricité et qui ont subi une interruption de leurs services d'électricité pendant la panne qui a commencé vers 10 h 30 le 24 janvier 2026. Il souhaite aussi représenter toutes les personnes physiques ou morales qui ont subi des dommages à la suite de cette interruption de service ou panne.
Ce jour-là, le demandeur subi une panne d’électricité totale, qu’il dit être « causée par les fautes et la négligence de la défenderesse », précise la demande d’action collective. La panne survenue a affecté des membres du groupe situés dans l'arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, ainsi que dans les villes de Côte-Saint-Luc et de Montréal-Ouest.
Au total, ce sont plus de 20 000 résidents qui se sont retrouvés sans électricité durant plusieurs jours, en raison d’une « défaillance massive (et évitable) de l'équipement d’Hydro-Québec et une explosion (y compris, sans s'y limiter, la défaillance d'un « transformateur ») à la sous-station dite de Hampstead de la défenderesse, située à Côte-Saint-Luc », indique la demande.
Et ce n’est pas tout. Une fois l’électricité revenue, « la défenderesse a intentionnellement provoqué d'autres pannes de courant mineures, intermittentes pendant plusieurs heures ou jours. Ces pannes ont parfois duré quelques minutes, parfois plusieurs heures, causant une confusion, une peur, un stress et une anxiété supplémentaires aux membres du groupe. La défenderesse a également intentionnellement négligé et omis d'informer les membres du groupe de ces autres pannes », allègue le demandeur.
Or, un article de CBC rapporte que la panne d’électricité a été causée par une défaillance matérielle dans une sous-station vieillissante, alors que Hydro-Québec prévoyait depuis 2018 de remplacer l’équipement déficient.
La demande d'action collective rappelle qu'il y a eu plusieurs coupures de courant à Côte-Saint-Luc et ses alentours au cours des dernières années. Des membres du groupe ont dû faire face à des dommages causés par ces interruptions de service, des personnes ont été hospitalisées et une personne est même décédée par manque de chauffage, mentionne la poursuite.
Pour ces raisons, le demandeur affirme que « la défenderesse a fait preuve d'une négligence grave et/ou intentionnelle et est tenu de verser des dommages-intérêts punitifs aux membres du groupe ».
En conséquence, D.O. demande à la Cour supérieure de condamner Hydro-Québec à payer un montant à déterminer à chaque membre du groupe, à titre de compensation des dommages subis, y compris les dommages-intérêts compensatoires, moraux et punitifs.
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