Me Marcel Aubut en compagnie du président russe, Vladimir Poutine
Me Marcel Aubut en compagnie du président russe, Vladimir Poutine
Joint par le «Journal de Québec» à son retour au pays, mardi, Me Aubut a voulu mettre fin, une fois pour toutes, à cette controverse qui le suit depuis près de deux semaines. De nombreuses chroniques, lettres ouvertes et caricatures ont ridiculisé et condamné son comportement.

L’ampleur de cette affaire, qui n’en est pas une à ses yeux, le met hors de lui. «Je me suis expliqué quarante fois, c’est assez», a-t-il pesté au bout du fil, visiblement excédé.

«Voyons donc, c’est quoi l’histoire là? Je n’ai pas besoin de m’expliquer auprès de personne. J’ai reçu le chef d’État du pays qui nous recevait (à la Maison du Canada) et les Canadiens l’ont accueilli avec beaucoup d’enthousiasme, ça vient de s’éteindre là, c’est tout. Y’a rien d’autre que ça», se défend-il.

Quand on lui fait remarquer le bilan peu reluisant de la Russie en matière de respect des droits de l’homme, il se braque. «Peut-être, mais il a un méchant bilan au niveau d’avoir livré les meilleurs Jeux olympiques d’hiver par exemple, je peux vous dire ça moi. C’était des jeux impeccables», a-t-il rétorqué, avant de mettre un terme rapidement à la conversation.

Me Aubut soutient, essentiellement, que la politique et le sport ne font pas bon ménage. «Nous autres, on n’est pas dans les débats publics, nous, on fait du sport, et la compétition sportive ne devrait pas être mélangée avec la politique», avait-il confié à Radio-Canada le 17 février dernier.

Ces explications n’avaient pas convaincu le Conseil québécois LGBT (Lesbiennes, gais, bis et trans), qui lui reproche d’avoir témoigné de «la plus grande indécence en se jetant dans les bras du président russe», critiqué de par le monde pour ses «politiques régressives» à l’endroit des homosexuels.