Me Arthur Weschler de Kugler Kandestin
Me Arthur Weschler de Kugler Kandestin
La Société du Vieux Port de Montréal (SVPM) risque de devoir verser plusieurs millions de dollars après avoir été déclarée majoritairement responsable d’un incident tragique dans lequel une jeune femme a perdu ses jambes.

La juge Marie-Claude Lalande a donné raison à la poursuivante représentée par Me Arthur Weschler et Me Jonathan Gottlieb de Kugler Kandestin ainsi que Me Michael Heller de Heller & associés, déterminant que la Société était responsable de 90% des dommages causés.

Me Gilbert Hourani ainsi que Me Marc-André McCann, avocats chez Robinson, Sheppard, Shapiro, défendaient la Société du Vieux Port de Montréal.

Arthur Weschler a indiqué à Droit-Inc s’attendre à ce que les dommages accordés à la victime soient de plusieurs millions de dollars.

Me Jonathan Gottlieb de Kugler Kandestin
Me Jonathan Gottlieb de Kugler Kandestin
« Vous ne pouvez pas imaginer le bonheur de ma cliente lorsqu’elle a pris connaissance du jugement. Au quotidien, les dommages obtenus changeront sa vie. »

Étant donné que la cause a été scindée en deux volets, les dommages que devra verser le SVPM à la victime seront déterminés lors d’une audience dont la date sera fixée ultérieurement.

La poursuite initiale visait également la compagnie ferroviaire Canadien National ainsi que le port de Montréal. Les deux organisations se sont finalement entendues avec la victime avant le procès.

Terrible accident

Me Gilbert Hourani de Robinson, Sheppard, Shapiro
Me Gilbert Hourani de Robinson, Sheppard, Shapiro
C’est en quittant la terrasse Bonsecours que Pritie Patel ainsi que ses trois amies ont réalisé qu’un train arrêté obstruait le passage de la sortie du Vieux-Port sur la rue Bonsecours. Les femmes tentaient alors de rejoindre leur automobile, stationnée sur la rue Commune.

Ne sachant pas quoi faire, les quatre femmes ont demandé conseil à un gardien du Vieux-Port. Il a indiqué ne pas savoir quand le train se mettrait en marche, conseillant aux jeunes femmes d’attendre ou d’escalader le train « à leurs propres risques ».

Au moment où Pritie Patel se trouvait entre deux wagons, le train s’est mis à avancer, ce qui lui a fait perdre l’équilibre.

La victime s’est retrouvée sous le train qui lui a broyé les jambes.

« Elle ne sera plus jamais capable de marcher ni de travailler. Elle passera sa vie en chaise roulante », explique Me Arthur Weschler.

Mal avisées

Me Marc-André McCann de Robinson, Sheppard, Shapiro
Me Marc-André McCann de Robinson, Sheppard, Shapiro
La juge Marie-Claude Lalande a déterminé que l’agent en fonction aurait dû avertir la femme des dangers qu’elle encourait en grimpant par dessus le train. Plutôt, le gardien est allé à l’encontre de la procédure, en demeurant dans son véhicule.

Il a été déterminé que Pritie Patel est responsable de 10% de l’incident, compte tenu « qu'une personne raisonnablement prudente n’aurait jamais enjambé l’attelage d’un train immobilisé même s’il bloquait l’accès public ».