Rhéal Dallaire déplore les écrits « sensationnalistes » et les « associations tendancieuses » du Journal de Montréal à son égard. Photo : LinkedIn de Rhéal Dallaire
Rhéal Dallaire déplore les écrits « sensationnalistes » et les « associations tendancieuses » du Journal de Montréal à son égard. Photo : LinkedIn de Rhéal Dallaire
Rhéal Dallaire, un homme d’affaires mécontent du traitement de certaines informations le concernant dans des articles du Journal de Montréal, réclame 300 000 dollars à Québecor.

Le demandeur souhaite obtenir ces dommages solidairement de cette société, de l’Agence QMI, de Lyne Robitaille, éditrice du quotidien, et deux journalistes ayant écrit des articles à son sujet, soit Claudia Berthiaume et Hugo Joncas.

Représenté par Camille Lefebvre de Savonitto avocats, le demandeur estime que certains articles « de par leurs insinuations et leur amalgame de faits qui, bien que partiellement véridiques , ne sont rapportés qu’afin de nuire, de façon malveillante et empreinte de mauvaise foi .»

L’entrepreneur croit que ses antécédents judiciaires n’auraient pas dû être soulignés dans les articles, puisqu’ils datent de plus de vingt ans.

« Le demandeur n’en tient qu’à une seule conclusion possible, à savoir que la vérité importe peu aux défendeurs, leur but premier étant de vendre des copies sans se soucier des dommages collatéraux résultant de leur insouciance et de leur négligence », peut-on lire dans la demande introductive d’instance qu’a obtenue Droit-Inc.

Donc, Rhéal Dallaire réclame 150 000 dollars en dommages moraux causés par une conduite jugée « abusive, illégale et fautive » et une pareille somme de 150 000 dollars « à titre dommages exemplaires pour atteinte illicite et intentionnelle à ses droits fondamentaux garantis par Charte des droits et libertés de la personne. »

« Sensationnalisme »

Dans la requête déposée au Palais de justice de Montréal, on déplore la couverture d’un « incendie tragique » ayant détruit la résidence de Rhéal Dallaire.

Deux articles du Journal de Montréal couvrent l’évènement, nommés « un incendie chez une relation de la mafia » et « Incendie chez une relation de la mafia: un individu lié aux gangs de rue arrêtés. »

Le demandeur allègue qu’on lui prête des intentions « mafieuses » dans le but de « lui nuire et de mousser les ventes du quotidien francophone le plus diffusé en Amérique du Nord en faisant du sensationnalisme. »

Pourtant, Rhéal Dallaire « n’a jamais été un membre de la mafia », indique-t-on dans la requête. Il estime qu’il aurait été nécessaire qu’on le contacte afin de lui accorder la possibilité d’expliquer les faits soulevés dans les articles.

Le plaignant pointe également du doigt un article datant de décembre 2017, dans lequel Hugo Joncas évoque « des fréquentations mafieuses » ainsi que des « contacts avec des caïds. »

Rhéal Dallaire estime que dans cet article, le journaliste « propose des associations tendancieuses et créé, par le fait même, une distorsion de la réalité ne pouvant servir qu’à mousser l’intérêt des lecteurs. »

« Puisque les tribunaux sont saisis de cette affaire, les défendeurs ne désirent pas faire de commentaires », a répondu à Droit-inc le directeur principal, affaires juridiques de Québecor, Me Bernard Pageau.