Mehran Ebrahimi et Manon Arcand sont poursuivis par Marc-André Paquin Loiselle. Photos : Site Web de l'UQAM
Mehran Ebrahimi et Manon Arcand sont poursuivis par Marc-André Paquin Loiselle. Photos : Site Web de l'UQAM
Marc-André Paquin Loiselle, diplômé de l’École des sciences de la gestion (ESG), poursuit l’UQAM et son directeur de recherche, Mehran Ebrahimi, l’ESG et l’une de ses professeurs, Manon Arcand, qu’il blâme solidairement pour un manque d’encadrement à la maîtrise.

M. Paquin Loiselle est représenté par Me Sabrina Rocheleau, avocate chez Le Palier Juridique.

Les parties concernées ont décliné nos demandes d’entretien.

Un professeur absent

L’histoire débute en mai 2016. M. Ebrahimi accepte de diriger les travaux de maîtrise du plaignant, M. Paquin Loiselle, à cette époque étudiant à l’ESG.

Tout va bien, pour quelques mois. Mais leur relation, à l’hiver 2017, se dégrade rapidement. Vers la mi-février, M. Paquin Loiselle n’a toujours pas réussi, selon ses dires, à rencontrer son directeur, alors qu’il devait débuter son projet de stage… le mois précédent.

Lorsqu’une rencontre a lieu, le 21 février, l’étudiant apprend que la nature de son projet a changé, sans qu’il soit consulté. Il débute tout de même son travail écrit.

M. Paquin Loiselle, ensuite, aurait dû patienter près de deux mois avant d’obtenir une rétroaction de M. Ebrahimi, quant à ce même travail écrit, dernière étape de sa maîtrise.

Rien n’y fait. Les conseils de son directeur paraissent insuffisants. M. Loiselle Paquin échoue sa dissertation finale. Cette décision lui est communiquée en août 2017, trois mois après la date limite de remise des résultats d’évaluation.

Arrêt de travail

Les documents déposés en cour, que Droit-inc a consulté, allèguent des problèmes identiques pour l’automne 2017 et jusqu’au second dépôt du travail final de M. Paquin Loiselle, en mai 2018.

Ils détaillent aussi sa détresse psychologique. Après avoir commencé à consulter un psychologue en décembre 2017, pour l’aider à gérer ses angoisses, M. Paquin Loiselle a obtenu en février 2018 un arrêt-maladie.

Désormais diplômé, M. Paquin Loiselle et son avocate, Me Rocheleau, réclament justice à la Cour supérieure du Québec. Ils exigent 94 500 $, soit une compensation financière pour des délais et retards qu’ils estiment injustifiés.