Me Sophie Mongeon. Photo : TikTok
Me Sophie Mongeon. Photo : TikTok
« On se dit toujours que ça n’arrive qu’aux autres », lance Me Sophie Mongeon en début d’entrevue. C’est précisément ce qu’elle se disait, assise à une soirée-bénéfice de Leucan en février 2019 et contente de faire sa part pour cette cause qui ne la touchait pas directement.

Puis, quelques mois plus tard, son fils de 17 ans est inquiet des ecchymoses qui apparaissent un peu partout sur son corps. Quelques prises de sang et rendez-vous médicaux plus tard, le diagnostic tombe. Il souffre d’une forme de leucémie rare. Son grand garçon doit prendre 18 médicaments chaque jour.

Malgré ces nouvelles bouleversantes, Me Mongeon n’a pas tout de suite accepté l’offre de participer au Défi Têtes rasées. Quand son amie de longue date et directrice générale de Leucan Pascale Bouchard l’a appelée pour qu’elle se joigne à un groupe de dix femmes (Les Audacieuses) qui se raserait le 28 mars, elle a refusé.

« Je ne me voyais pas faire partie des Audacieuses. Je suis au top de ma carrière avec mes chroniques au 91,9 Sports, au 99,5 et à QUB Radio, et mon Tik Tok qui explose. Mais j’ai quand même accepté d’y réfléchir », raconte-t-elle.

La présidente de Desroches Mongeon Avocats dresse alors une liste « pour » et une « contre »… pour réaliser que le seul item de la colonne « contre » est qu’elle n’aurait plus de cheveux. « J’ai trouvé ça ridicule de refuser. Je représente chaque jour des accidentés du travail ou de la route qui, eux, ont perdu beaucoup plus que leur chevelure. Je ne pouvais plus dire non. »

Décidée, elle saute à pieds joints dans la campagne et publie une vidéo sur tous ses réseaux sociaux. Alors qu’elle avait toujours hésité à raconter son histoire personnelle, que peu de gens connaissaient, elle choisit maintenant de se confier et de profiter de sa notoriété pour amasser le plus d'argent possible afin de financer la recherche.

« Si mon fils va bien et qu’il est vivant aujourd’hui, c’est parce que des gens ont travaillé et donné pour faire avancer la recherche », écrit-elle sur sa page de financement.