Les juges Louise Arbour, Nicole Duval Hesler, Sophie Bourque et Élizabeth Corte.
Les juges Louise Arbour, Nicole Duval Hesler, Sophie Bourque et Élizabeth Corte.
Dans le cadre d’une formation organisée par l’Association du Barreau canadien, quatre grandes juristes discuteront de leur parcours, mais aussi des grands enjeux qui touchent présentement le système judiciaire.

L’honorable Louise Arbour, qui a été Haut-Commissaire aux droits de l’homme aux Nations unies et juge à la Cour suprême, l’honorable Nicole Duval Hesler, juge en chef de la Cour d’appel du Québec jusqu’en 2020, l’honorable Sophie Bourque, juge à la Cour supérieure du Québec et l’honorable Élizabeth Corte, ancienne juge en chef de la Cour du Québec, en auront certainement beaucoup à dire.

« Si je les ai choisies comme panélistes, c’est que je sais qu’elles n’auront pas peur de se prononcer et même de prendre position », explique Me Trang Dai Nguyen, présidente du comité de droit pénal de l’ABC, couronne fédérale, et organisatrice de cette formation.

Elles auront l’occasion de s’exprimer à propos des obstacles et des défis qui ont marqué leur parcours, des voies qui mènent à la magistrature, de la conciliation carrière-vie familiale, mais également à propos de questions de droit.

« Ce sont des femmes qui ont beaucoup réfléchi à des questions complexes, qui ont fait avancer la magistrature, qui ont eu à prendre des décisions controversées. Elles ont assurément une opinion à propos des grands enjeux judiciaires actuels comme, par exemple, l’arrêt Jordan », indique Me Nguyen.

À ses yeux, cette formation ne s’adresse donc pas uniquement aux femmes. « En tant que juristes, on a tous le devoir de faire valoir la justice de façon équitable », fait-elle valoir. C’est d’ailleurs pour cette raison que la discussion sera animée par un homme, Me Maxime Hébrard, procureur aux poursuites criminelles et pénales.

Mais, avec la question de l’équité viendra nécessairement celle de la représentation. Est-ce qu’il manque de diversité sur le banc? Les panélistes auront à répondre.

Au-delà de ces réflexions, l’objectif premier de cette formation est l’inspiration. « Ces quatre femmes sont extraordinaires. Elles sont des pionnières et des modèles pour les générations de juristes qui les suivent. Personnellement, je sais que les entendre parler de leur parcours me permettra de réfléchir à ma propre carrière et à la voie que je veux prendre », ajoute Me Nguyen.