Me Julie Parenteau. Photo : LinkedIn.
Me Julie Parenteau. Photo : LinkedIn.
Me Julie Parenteau a choisi le grand saut. La Barreau 2003 se lance à son compte, après plus de 17 ans de pratique.

Elle lance son cabinet, Julie Parenteau avocate - droit de la construction. Prochaine étape : consolider sa pratique en droit de la construction et en droit immobilier.

Droit-inc lui a parlé.

Vous avez annoncé, il y a deux semaines, le lancement de votre propre cabinet. Comment vous sentez-vous ?

Ah, je suis vraiment contente. Je me sens enthousiaste face aux nouveaux défis qui m’attendent.

Je me sens aussi heureuse de pouvoir prendre en main mon destin, et de pouvoir pratiquer le droit selon mes propres valeurs et d’avoir la possibilité de servir ma propre clientèle.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer à votre compte ?

Ça fait presque 18 ans que je pratique le droit. Et la pandémie m’a fait découvrir une chose : il est possible de pratiquer sans avoir nécessairement une proximité physique avec ses clients.

Avec l’informatisation du litige en matière civil et en matière de construction, j’ai réalisé qu’il est possible de pratiquer le droit sans se trouver nécessairement physiquement au même endroit que ses clients.

J’ai pris la décision de déménager à l’extérieur de Montréal, et de profiter de ça pour améliorer mes relations avec mes clients et ma qualité de vie.

Avec l’expérience que j’ai acquise, je me suis dit que j’avais suffisamment d’autonomie pour me lancer. J’ai côtoyé des juristes qui m’ont beaucoup appris, et je me sentais confiante pour voler de mes propres ailes.

Donc tout ça débute avec un “déclic” lié à la pandémie ?

Oui, exactement. C’est une idée à laquelle j’avais souvent réfléchi… la pandémie m’a amené à me questionner sur mes valeurs, ma vie et sur le genre de pratique que je désire avoir. Ça m'a permis de remettre mes priorités au bon endroit.

J’avais vraiment le goût de travailler d’une façon autonome, selon mes propres valeurs et de pouvoir développer mes affaires comme je le veux. Et d’avoir une image qui représente qui je suis.

La pandémie vous a beaucoup fait réfléchir sur votre pratique… maintenant que vous êtes autonomes, que faites-vous différemment ?

Dans ma pratique, ce que je souhaite établir, c’est une relation de confiance mutuelle avec mes clients. Je veux développer une pratique en maintenant un volume qui me permet d’assurer une meilleure qualité dans les services que je vais offrir.

Le fait de pratiquer de façon autonome me permet de pouvoir moduler plus facilement le nombre de dossiers que je traite pour m’assurer de toujours offrir un bon service à mes clients.

Le fait de pratiquer à mon compte me permet aussi d’avoir une proximité avec mes clients que je n’aurais pas dans un bureau. Quand je prends des engagements, je sais que je serais capable de les respecter, car c’est moi qui les prends. C’est aussi moi qui effectue le travail. Je m’assure, en fait, que les choses soient faites conformément à ce que j’offre et conformément à ce que je m’engage à respecter.

Jusqu’à présent, comment est-ce que les choses se déroulent ?

Je suis étonnamment surprise. C’est un peu un saut dans le vide, mais j’ai obtenu de super belles réactions, des réactions positives, et beaucoup de témoignages positifs et encourageants, autant de mes anciens collègues que mes clients et nouveaux clients.

Ils trouvent que c’est une belle expérience, ils sont contents de la partager avec moi et je suis vraiment contente de la confiance qui m’a été témoignée.

Des clients vous ont suivis ?

Je tiens à garder une certaine discrétion par rapport à mon départ de mon ancien bureau, mais je peux vous dire que les clients avec qui j’ai eu la chance de garder un lien m’ont tous encouragés. Je n’ai obtenu aucune réaction négative. Que du positif.

Quels services offre votre cabinet ? Vous êtes en droit de la construction et en droit immobilier ?

Oui, tout à fait. Au cours de ma pratique, j’ai pratiqué dans différents cabinets, autant des cabinets privés que des contentieux d’entreprise.

Mes compétences se sont développées autant en droit immobilier qu’en droit de la construction. Je vais continuer de servir ma clientèle d’entrepreneurs, mais également des particuliers et des syndicats de copropriétés.

J’offre des services en matière de droit de la construction, en matière de recours hypothécaire et en matière de copropriété divise. J’ai également une compétence qui est assez peu commune en matière de plan de garantie des maisons neuves. Je l’ai acquise lorsque je travaillais au sein du contentieux d’Abritat.

Travaillez-vous seule ? Ou avez-vous une équipe derrière vous ?

Pour l’instant, je suis seule, mais j’envisage des collaborations avec des collègues qui pratiquent dans le même champ que moi.

Et quel est votre plan de match ? Quelles sont les prochaines étapes du développement de votre cabinet ?

Pour le moment, il s’agit surtout de consolider ma clientèle. J’aimerais aussi aller chercher de nouveaux clients, autant des entrepreneurs qu’en matière de droit immobilier. Je suis quand même ouverte aux opportunités qui pourraient se présenter à moi, mais, pour l’instant, c’est ce que je compte faire.

Comment comptez-vous vous démarquer de la concurrence ?

Je pense que l’important est d’offrir un bon service aux clients… même si cela peut sembler facile comme réponse. Les entrepreneurs constituent une clientèle très fidèle, et j’en suis très reconnaissante.

Quand vous offrez un bon service, que vous concentrez votre pratique dans les champs que vous maîtrisez et que vous êtes compétents dans vos domaines, c’est ce qui permet de maintenir sa clientèle. Les clients savent qu’ils peuvent compter sur vous, que vous serez honnête avec eux, que vous leur direz les choses comme elles sont et que vous défendrez leurs intérêts aux meilleures de vos connaissances et de vos compétences.

En terminant, quel est selon vous votre principal atout ?

Je pense que c’est la complémentarité de mes champs de pratique. Le fait que je n’ai pas seulement travaillé dans un seul domaine me permet de voir les litiges de façon complète et de faire preuve de créativité. C’est bien une chose qui me distingue : ma créativité.