Défi 2010 !
Natacha Mignon
2010-01-12 15:19:00
Shahir Guindi : Cela fait seulement 9 ans qu’Osler est implanté au Québec, alors on veut continuer à affirmer notre présence ici et appuyer notre position de chef de file en fiscalité, en transactionnel et en litige, ainsi qu’en recours collectifs. On veut aussi recruter stratégiquement, surtout des associés et des avocats plus séniors s’il y a des occasions exceptionnelles qui se présentent.
Y en a-t’il ?
De temps à autre … mais rien de très chaud présentement.
Quoi encore ?
Nous voulons continuer à nous développer sur un axe nord-sud, Canada - États-Unis. Nous avons des bureaux aux États-Unis et ces services juridiques que nous sommes capables d’offrir aux clients dans deux juridictions au sein d’un même cabinet d’avocat est une vraie force.
Quels défis voyez-vous pour l’industrie juridique dans les prochains mois ?
Elle devra continuer à rendre des services à forte valeur ajoutée à ses clients et qui seront perçus comme tels par ses clients. Et il y a des pistes pour y parvenir. Il faut améliorer la communication à l’interne sur les dossiers, mieux définir les mandats avec le client, affecter plus stratégiquement les ressources, notamment les avocats sur les dossiers, et s’attacher à rendre les honoraires plus prévisibles.
Justement, quoi de neuf concernant les honoraires d’Osler en 2010 ?
On entend ce que les clients disent et on s’ajuste. Chaque mandat est un cas d’espèce. En 2010, il n’y aura pas d’augmentation globale des taux horaires pour tout le cabinet, mais des augmentations réfléchies, en fonction des niveaux de pratique. La réflexion sur les honoraires, on ne la mène d’ailleurs pas seulement concernant les taux horaires, mais de façon globale. On cherche de plus en plus à proposer à nos clients des coûts de projets.
Quels seront les départements juridiques les plus actifs en cette prochaine année et quels sont ceux que vous verriez en retrait ?
Je crois que le transactionnel devrait bien marcher et que le corporatif va remonter également. Est-ce que les groupes insolvabilité et restructuration pourront prendre un peu de repos après une année 2009 dense ? Ça reste à voir…
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