Source : Shutterstock
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Non seulement les cabinets peuvent avoir des difficultés à trouver des avocats, mais ceux-ci pourraient bien être plus nombreux à quitter leur emploi.

Un professionnel du droit sur trois (37 %) envisage de quitter son emploi en raison de l’état de sa santé mentale, indique un sondage international de la firme Exizent, relayé par Workplace Insight.

La pandémie a un rôle certain dans ce qui pourrait être la Grande démission dans le monde juridique. En effet, dans le contexte pandémique, le stress au travail a désormais un impact sur la santé mentale d’une majorité de répondants. Et plus de la moitié (56 %) ont déclaré que le stress au travail les avait amenés à faire des erreurs. Ces difficultés ont poussé la moitié d’entre eux (49 %) à chercher un nouvel emploi.

Le stress au travail n’a pas seulement des conséquences sur la vie professionnelle des juristes. Quatre professionnels du droit sur dix (40 %) affirment que les défis et le stress au travail ont un impact négatif sur leur vie familiale. Et une large majorité (69 %) constatent que le stress au travail affecte leur sommeil.

Ce stress a contraint un juriste sur cinq à s’absenter du travail, en raison d’impacts sur leur santé mentale ou physique.

Quel rôle l’employeur peut-il jouer? Il pourrait avant tout proposer des solutions concrètes pour alléger le fardeau de travail et soulager le stress, selon une majorité de professionnels du droit.

Ainsi, plus de la moitié des juristes (58 %) souhaitent que leur employeur embauche davantage de personnel pour améliorer leur vie professionnelle et leur bien-être. D’autres (44 %) réclament de meilleurs processus de travail, ou de meilleurs outils numériques (35 %). Certains croient aussi que leur employeur devrait leur offrir un soutien en santé mentale (16 %).

Faute d’un tel soutien, c’est peut-être bien la Grande démission qui attend effectivement les employeurs juridiques.