Anne-Marie Laflamme, Sophie D’Amours et Richard Ouellet. Source: Site web de l'Université Laval
Anne-Marie Laflamme, Sophie D’Amours et Richard Ouellet. Source: Site web de l'Université Laval
L’automne apportera quelques nouveautés à l’Université Laval : la faculté de droit annonçait récemment le lancement d’une Chaire de recherche sur les nouveaux enjeux de la mondialisation économique ainsi que la création d’un laboratoire en droit des services financiers.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est de recherche dont il est question, mais dans des domaines bien différents. Le titulaire de la Chaire, le professeur de droit international économique Richard Ouellet, espère par exemple mieux comprendre les causes et les répercussions des différentes formes de libre-échange et d’intégration des marchés dans le monde.

« Des phénomènes tels que l’essor de l’économie numérique, le raccourcissement des chaînes de valeur ou la mise en place de plans verts ou de plans de relance nationaux font en sorte qu’une nouvelle mondialisation est en train de se dessiner, explique-t-il. Nos décideurs publics, les gens d’affaires et l’ensemble de la population doivent pouvoir bénéficier d’un maximum de connaissances afin d’identifier les nouveaux enjeux, de voir venir les défis et de saisir les opportunités. »

Me Ouellet espère que la Chaire contribuera à former les chercheurs, avocats et diplomates de demain en plus d’assurer le transfert de connaissances vers les milieux gouvernementaux, d’affaires et civile par l’intermédiaire d’articles, de livres et de rapports de recherche.

La Chaire de recherche sur les nouveaux enjeux de la mondialisation économique bénéficie d’un financement total de 2,1 M$ sur 5 ans, dont près de la moitié provient du ministère des Relations internationales et de la Francophonie.

« Située à l’interface des milieux universitaires, gouvernementaux et d’affaires, la Chaire jouera un rôle crucial dans la création et la diffusion de savoirs qui permettront aux administrations publiques et aux entreprises de tirer le meilleur parti d’une mondialisation en transformation constante, et ce, pour le bénéfice de la collectivité », déclare la rectrice, Sophie D’Amours.

Partenariat avec Beneva et l’AMF

Le Laboratoire en droit des services financiers, annoncé plus tôt en juin, résulte quant à lui d’une entente avec Beneva et avec l’Autorité des marchés financiers. Le Laboratoire, qui prend la forme d’une Unité mixte de recherche (UMR), veut former une relève de juristes apte à contribuer à la protection de consommateurs.

Le Laboratoire créera en l'occurrence au cours de la prochaine année une clinique de protection des consommateurs de services financiers pour contribuer à l’éducation financière de consommateurs et leur offrir un accès à des conseils juridiques.

« Notre faculté est fière de participer à un projet aussi innovant qui place les activités de recherche et le soutien à la collectivité au cœur de l’enseignement du droit. Le Laboratoire répond aux besoins et aux intérêts des futurs juristes en matière de formation expérientielle, d’innovation en recherche et d’engagement social », explique la doyenne Anne-Marie Laflamme.

Notons que Beneva et l’Autorité des marchés financiers ont offert chacun une contribution de 250 000$ sur cinq ans pour le lancement du Laboratoire.