Me David Woollcombe. Sources: Shutterstock et sites web de McCarthy Tétrault et de Cineplex
Me David Woollcombe. Sources: Shutterstock et sites web de McCarthy Tétrault et de Cineplex
C’est qu’à l’aube un client important de la firme, l'exploitant de salles de cinéma Cineworld, annonçait qu’il se réfugiait sous le chapitre 11 de la loi des faillites américaine après une tentative de fusion avortée avec la société canadienne Cineplex Odeon.

Or, selon American Lawyer, McCarthy Tétrault apparaît sur la liste des créanciers non garantis de Cineworld pour une facture d’honoraires impayée de 1,6 M$ US (2 millions de dollars canadiens).

À sa dernière année financière, la cabinet a affiché un chiffre d’affaires de 713 M$ selon American Lawyer.

Selon les données publiées par McCarthy Tétrault, une équipe composée de 17 avocats du bureau de Toronto et pilotée par David Woolcombe, l'avocat principal en droit des affaires du cabinet, a conseillé les dirigeants de Cineworld lors de leur tentative de mettre la main sur Cineplex.

Toutefois, la pandémie est venue mêler les cartes de cette transaction et Cineworld a retiré son offre. Cineplex a toutefois poursuivi Cineworld et a obtenu un jugement à la hauteur d’un milliard de dollars canadiens en sa faveur.

Droit Inc. a demandé à McCarthy Tétrault de commenter cette créance impayée de Cineworld, mais sa porte-parole Marie-France Lettre s’est contentée de nous envoyer un courriel à l'effet que « McCarthy Tétrault a pour politique de ne jamais commenter sur les dossiers de nos clients et de ne pas divulguer si nous avons agi ou non pour le compte d’une organisation».

Selon une analyse du quotidien britannique The Telegraph, au cours des deux dernières années Cineworld a payé plus de 100 M$ US en honoraires à des avocats et des banquiers d’affaires dans la foulée de cette transaction avortée.

Dans un communiqué émis hier en fin de journée, Cineworld indique que son intention est de payer tous ses fournisseurs au complet et de sortir du processus de faillite au cours du premier trimestre de 2023. C’est le cabinet américain Kirkland & Ellis LLP qui représente Cineworld dans ce dossier.