Gislaine Dufault
Gislaine Dufault
La « maman du Barreau », Gislaine Dufault prend sa retraite après 36 années de loyaux services. « La perspective du vide qu’elle laissera derrière elle donne le vertige à tous ceux qu’elle côtoie et dont elle égaye le quotidien », indiquent ses collègues de travail.

Ghislaine Dufaut a fait son entrée au Barreau en 1986 pour obtenir un emploi le temps de ses études au HEC. Elle ne s’attendait définitivement pas à rester là pendant plus d’une trentaine d’années!

Elle a donc débuté sa carrière en remplaçant Andrée Adam au poste de secrétaire administrative. Cette dame lui a transmis sa passion pour la langue française et lui a appris tous les rouages du Barreau de Montréal.

« Chaque fois que mon entrain s’essoufflait, de nouveaux projets m’étaient offerts et ravivaient la flamme et ma passion pour mon travail », témoigne-t-elle dans un texte publié dans l’infolettre du Barreau.

Un amour pour les avocats

Selon ses collègues de travail, Gislaine est connue « pour son esprit d’équipe et la façon, toujours éloquente, qu’elle a de mettre les réussites de ses collègues à l'avant-plan, de souligner les bons coups et de les faire briller ».

Elle est aussi reconnue comme étant une personne fascinée par les avocats. Elle admire leur implication dans plusieurs causes et elle apprécie le respect qu’ils portent envers leurs collègues de travail. « Je n’ai jamais perçu de réserve ni d’hésitation parce que je n’étais pas moi-même avocate », explique-t-elle.

Dans ses fonctions, Gislaine Dufault devait être capable de s’adapter à chaque bâtonnier qui arrivait avec différentes visions et projets, sans pour autant négliger la mission et l’intérêt du Barreau de Montréal. Elle gardait toujours en elle un esprit d’écoute et d’ouverture pour accueillir les différentes idées qui se présentaient à elle.

« Avoir dû, faute de ressources humaines ou financières, freiner les ardeurs de certaines personnes remplies de bonnes intentions a probablement été l’aspect le plus difficile de mon travail », précise Gislaine Dufault.

Une carrière marquante

Plusieurs moments ont été marquants dans la carrière de madame Dufault. Son amitié avec le juge en chef de la Cour suprême du Canada, Richard Wagner, en fait partie.

En réaction à son départ, le juge mentionne au Barreau que: « Gislaine a toujours été excessivement engagée envers les membres du Barreau de Montréal et a traité chacun d’entre eux avec considération et bienveillance. Avec elle, sourire et humour étaient constamment au rendez-vous, sans que soient négligés la rigueur et le professionnalisme ».

Il ajoute: « Je retiens surtout le rôle d’ambassadrice du Barreau de Montréal qu’a joué Gislaine à travers les années ainsi que l’image positive et la solide réputation dont l’organisation jouit auprès des tiers, dont la magistrature et les dignitaires, grâce à son travail remarquable ».

Le Salon VISEZ DROIT, qui rassemblait plus de 200 bénévoles, a aussi été un événement qui a marqué la maman du Barreau. « Chaque année, il s’y produit de petits miracles grâce aux avocats qui y donnent de leur temps par générosité et altruisme, donnant ainsi à la profession juridique toutes ses lettres de noblesse », explique-t-elle en entrevue avec le Barreau.

Son court mandat en tant que directrice générale du Barreau a aussi été un moment mémorable pour la retraitée. « Gislaine a fait preuve d’un leadership exemplaire en ralliant ses troupes avec rigueur, persévérance, bonne humeur et bienveillance », décrit le Barreau.

Les bénévoles du Barreau de Montréal ont tenu à la remercier dans un texte publié dans l’infolettre: « Nous sommes privilégiés d’avoir croisé ta route et d’avoir eu le plaisir de collaborer avec toi au fil des années et des projets. Que cette nouvelle étape de ta vie soit faite de petits et grands moments de bonheur auprès de ceux que tu aimes et qui te sont chers ».