Sara Verreault-Sinotte. Photo : Facebook
Sara Verreault-Sinotte. Photo : Facebook
Au bout du fil, Sara Verreault-Sinotte et Émilie Lavoie-Primeau, anciennement avocates, parlent allègrement de leur véritable passion.

« Depuis le début, à Sara et moi, notre vraie passion, c’est l’entreprenariat », mentionne la seconde, au détour d’une phrase.

Sans attendre, Mme Verreault-Sinotte renchérit : « C’est ce que nous recherchions. On s’est rendu compte, en étant avocate, qu’il y avait quelque chose qui manquait et que nous souhaitions avoir quelque chose à nous, notre bébé, bref de partir quelque chose. »

Ce « bébé », c’est The Profit Club, l’entreprise qu’elles ont lancée il y a tout juste deux semaines. COVID-19 ou non.

Avec celle-ci, leur « idée du siècle », pour reprendre l’expression de Mme Lavoie-Primeau, employée au début de notre entretien, les nouvelles entrepreneures espèrent aider les entreprises à prospérer.

Bref, à améliorer leur « profitabilité », comme le mentionne leur site internet.

C’est qu’elles offrent à leurs clients des services et conseils pour « améliorer le bien-être psychologique et physique (de leurs) employés », toujours selon Émilie Lavoie-Primeau.

Elles veulent, en d’autres mots, aider et inciter les employeurs à considérer au sérieux le bien-être de leur personnel.

Elles estiment, du même coup, qu’ils en tireront profit. Des employés plus épanouis, illustrent-elles, sont plus motivés et efficients, et s'absentent moins, par exemple.

Le mode de fonctionnement de The Profit Club est simple : aidées par une conseillère en formation, les nouvelles entrepreneures s’efforcent de poser un diagnostic au cas par cas.

Émilie Lavoie-Primeau. Photo : LinkedIn
Émilie Lavoie-Primeau. Photo : LinkedIn
Une fois cernés les besoins d’un client, elles proposent des solutions pour l’aider à améliorer le mieux-être de son personnel. Une façon d'inciter les entrepreneurs à miser sur le développement de leur capital humain.

En ce sens, The Profit Club offre un vaste de gamme de services : conférences, ateliers et exercices de coaching, notamment, sur des sujets qui vont de la gestion de stress, à la nutrition ou encore à l’ergothérapie, en plus d’offrir des activités sportives en entreprise (fitness, yoga, pilates, méditation, etc.).

Si elles en proposent autant, c’est aussi parce qu’elles mettent en relation leur client avec des professionnels et entraîneurs. Elles sollicitent, autrement dit, l'expertise de spécialistes, qui, à leur tour, animent des activités auprès du personnel de leur client.

Cette idée entrepreneuriale à germé tranquillement, il y a quelques années, peu après leur rencontre.

À l’époque, elles travaillaient comme avocate chez un même cabinet – dont elles préfèrent taire le nom, par professionnalisme.

Après avoir constaté « des problèmes évidents », c’est-à-dire dans les conditions de travail de plusieurs professionnels, comme l’entend Émilie Lavoie-Primeau, elles ont commencé à réfléchir à des solutions.

On comprend du même coup, même si elles s’expriment prudemment, qu’elles s’inspirent de leur propre expérience professionnelle.

Enfin, malgré la COVID-19 et le recours au télétravail, elle estime que leur projet préserve sa pertinence.

Comme elles le disent, la plupart des activités qu’elles organisent, qu’il s’agisse d’une conférence, d’un atelier ou d’exercice de méditation, s’organisent facilement en ligne.

« On offre des séances de méditation par zoom, des séances de yoga… pour ceux qui travaillent de la maison, c’est vraiment idéal », confie Mme Lavoie-Primeau, confiante, avant de conclure.