Samuel Roy, étudiant à l’UQAM, qui participe à sa toute première course aux stages. Photo de courtoisie.
Samuel Roy, étudiant à l’UQAM, qui participe à sa toute première course aux stages. Photo de courtoisie.
Vendredi, c’était le dépôt des dossiers de candidature des étudiants en vue de la course aux stages. Les cabinets ont déjà envoyé des accusés de réception, et les appels d’offre d’entrevue devraient commencer dans quelques heures.

Droit-inc a parlé la semaine dernière à Samuel Roy, étudiant à l’UQAM, qui participe à sa toute première course aux stages.

Le vice-président interne et vice-président aux événements du Comité de droit des affaires de l’UQAM nous parle de son université et des chances de ses comparses de décrocher un stage.

Il y a beaucoup d’étudiants de l’UQAM qui participent à la course aux stages?

Je n’ai pas les chiffres, mais de ce que je sais, c’est entre 40 et 50.

Comment ça se passe pour vous, cette année?

Cette année, le comité de droit des affaires a pris les choses en charge. Il y a eu quatre activités qui sont quatre séances d'information lors desquelles on donne des conseils un peu plus pointus, et une grosse campagne d'information.

Les étudiants en droit de l’UQAM savent-ils déjà ce qu’est la course aux stages en commençant?

Moi, quand je suis arrivé au bac en droit, je connaissais le processus et je voulais y participer. Pour ce qui est des autres étudiants, la plupart en ont quand même entendu parler, mais c'est dur à dire!

On a parfois l’impression que les étudiants de l’UQAM participent moins à la course aux stages. C’est vrai?

Je pense qu’il y a deux facteurs à considérer. Le 1er, c’est qu’on est des plus petites cohortes.

Il y a aussi le fait que les profils sont plus variés à l'UQAM parce qu’on peut commencer son bac autant en hiver qu’en automne, et on peut le faire à temps partiel. On voit dans le bac des gens en revirement de carrière ou qui reviennent aux études. Ils ont parfois des obligations, une famille et des enfants; ils sont moins portés à entrer dans un processus aussi prenant que celui de la course aux stages.

On peut avoir la perception que moins d'étudiants participent alors que réellement, on a une proportion qui est respectable.

Je pense que la première raison c’est que ce ne sont pas tous les cabinets qui sont nommés dans l'article de Droit-inc concernant l’obtention des stages. Je connais des gens qui ont obtenu des stages. Sinon, je pense que ça revient au nombre absolu de participants de l’UQAM.

Que pensez-vous des chances des étudiants de l’UQAM de décrocher un stage par rapport aux étudiants des autres facs de droit du Québec?

Je pense que les chances sont assez bonnes, au moins égales, peut-être meilleures en termes de perception! On a quand même 40 à 50 participants dépendamment des années, et il y a un peu une tendance à la hausse.

Sur la quarantaine d’étudiants de l’UQAM, 10 obtiennent un stage, soit un étudiant sur quatre. C’est vraiment très bon! Habituellement, on dit que 15 % des candidats à la course aux stages obtiennent un stage.

Qu’est-ce qui fait en sorte que les étudiants de l’UQAM s’en tirent aussi bien?

Je pense que de venir d’une université plus petite ça fait que c’est plus facile de se démarquer. Les universités sont différentes, et les responsables du recrutement dans les cabinets vont séparer les candidats par université. C’est peut-être un peu plus simple de se démarquer quand on est 40 que quand on est 300 ou 200!

Pourquoi avez-vous choisi l’UQAM pour étudier le droit?

Pour moi, c'était vraiment la communauté étudiante. J’avais étudié à Sherbrooke par le passé, et la proximité et la collégialité que j’y ai expérimentée, je savais que j'allais la trouver à l'UQAM.

On est une cohorte vraiment incroyable, et c'est vraiment le fun l'ambiance en général. Presque tout le monde se connaît. On a un sentiment d'appartenance et une complicité de venir de l’UQAM.

C’est très valorisé dans le milieu de travail, cet aspect de collaboration et de collégialité.

Qu’est-ce qui distingue l’UQAM sur le plan des des cours et du programme?

Il y a la particularité des cours obligatoires, comme le droit social, et la façon que l'enseignement y est fait : c’est peut-être un enseignement plus pratique.

Le fait d'être de plus petites cohortes aussi, ça permet de faire pas juste des examens mais aussi des travaux d'équipe. On apprend à travailler les choses de façon pratique mais à le faire en équipe aussi.

Je dirais aussi que la plupart des professeurs qu'on a eus nous incitent à développer notre esprit critique : à penser à pourquoi c'est ça la réponse, à pousser notre réflexion un peu plus loin. C’est un aspect que j'adore.

Êtes-vous prêt à participer à la course?

Je me prépare quand même depuis assez longtemps. Je suis très impliqué dans le comité de droit des affaires, j’ai participé à des événements de réseautage. Le dernier événement est jeudi, après c’est le black out pour l’envoi de candidatures.

Je m'implique aussi dans le programme de mentorat qui sert à jumeler des anciens étudiants de l’UQAM qui ont fait la course avec certains qui la font en ce moment.

Les étudiants de l’UQAM ont leurs chances cette année, selon vous?

J’ai pu voir certaines des candidatures, et on a de super belles personnes, de super beaux dossiers!

J’ai vraiment confiance autant personnellement que pour l'UQAM en général, mais bien sûr, on ne contrôle pas le processus. Mais on verra ce qui va arriver!

L’UQAM a une bonne réputation pour faire des plaideurs, quand on regarde notamment les performances de l’UQAM dans les concours de plaidoirie. À la Cour suprême, il y a beaucoup d'auxiliaires choisis qui viennent de l'UQAM.

L'avantage est qu'on a confiance en nous, en la formation qu'on reçoit. On est encouragés à développer notre esprit critique, et on se connaît peut-être un peu mieux.

Êtes-vous nerveux?

C’est sûr que c'est un processus qui est stressant. Là, le stress n’est pas là encore, mais les dossiers sont pour la plupart prêts.

Lorsque je vais avoir une date d'entrevue, je vais sentir que je contrôle de moins en moins de choses! Mais il suffit d'être jumelé avec quelqu’un avec qui ça clique. On peut être malchanceux et tomber sur quelqu’un avec qui on a moins de complicité.

Auprès de combien de cabinets vous posez votre candidature?

Je suis encore indécis, le nombre exact serait entre 10 et 15.

Quels cabinets vous intéressent?

C’est assez varié! C’est vraiment une question de déterminer avec les événements le potentiel « fit » qui pourrait y avoir.

Combien ça vous a pris de temps pour vous préparer à la course et à monter votre dossier?

Ça prend quand même plusieurs heures! Je ne me suis pas réveillé un samedi matin à passer quatre heures sur mon dossier. J’ai plutôt fonctionné de façon assez organique. J’ai fait mon propre processus.

À chaque événement ou une discussion avec un cabinet, il y a des choses que j’apprenais et que j’intégrais à ma lettre de présentation. Ensuite j’invite mes collègues à lire mon dossier pour obtenir des commentaires. C’est un processus qui demande beaucoup d’heures et une grande introspection.

Vous sentez-vous en compétition contre les autres facs de droit?

Absolument pas! Avec la course virtuelle, le fonctionnement c'est des séances de visioconférence et on est divisés en « break out rooms » avec les autres candidats. C’est vraiment fluide comme discussion. Tout le monde est intéressé à savoir comment ça se passe par chez nous.

Qu’est-ce que vous attendez de la course aux stages?

Je dirais que mon espoir, c'est d'obtenir un stage! (Rires)

Au-delà de ça, c'est sûr que c’est de vivre une belle expérience et de faire de belles rencontres, de pouvoir en profiter pour rencontrer différents milieux que je n’aurais peut-être pas la chance de rencontrer dans d'autres contextes. Apprendre à connaître d'autres personnes.

Bon, dites-moi… quel est votre cabinet de rêve?

(Rires)

J’ai certains coups de coeur, mais je vais les garder pour moi!