Juliet Rand a gagné une carte auprès d'une compagnie de cartes de hockey.. Photo : Radio-Canada
Juliet Rand a gagné une carte auprès d'une compagnie de cartes de hockey.. Photo : Radio-Canada
Avec l'aide de son père qui est avocat, Juliet Rand a intenté une poursuite le 24 décembre dernier contre la compagnie Panini, qui produit entre autres des cartes de hockey, parce que celle-ci refuserait de lui donner une carte qu'elle a gagnée un an plus tôt.

« Panini est en train d'en faire une grosse affaire, dit Jordan Rand, le père de Juliet. Ils ont pris un moment incroyable (…) et ils en ont fait une expérience vraiment négative. »

Le 8 décembre 2019, la petite fille a trouvé un bon de récompense dans un paquet de cartes de hockey qu'elle a reçu à l'occasion d'Hanoukah. Ce bon, sous la forme d'une carte blanche, donnait droit à une carte autographiée du capitaine des Flyers s'il était renvoyé par la poste à l'entreprise américaine.

Selon les documents soumis à la cour municipale de Philadelphie, Panini a d'abord accepté le bon de récompense en disant qu'elle allait remplir ses obligations, puis s'est ravisée en précisant qu'elle n'avait plus la carte que réclamait Juliet. Elle a offert en retour des points de récompense dont la jeune fille n'a pas voulu.

Déçue, cette dernière a demandé une carte d'une valeur similaire en échange. Les sept courriels suivants de son père seraient restés sans réponse.

« Quand on a approché les douze mois, Juliet et moi en avons parlé et elle m'a dit 'Papa, ça fait un an qu'on attend. Est-ce que tu pourrais faire quelque chose? » raconte Jordan Rand.

Juliet, avec son père Jordan, lors de son premier match des Flyers, en 2012. Photo : Radio-Canada
Juliet, avec son père Jordan, lors de son premier match des Flyers, en 2012. Photo : Radio-Canada
Les deux ont ainsi entamé une procédure à la cour du premier district de l'État de la Pennsylvanie. En réponse, la compagnie a mobilisé son équipe juridique, qui a demandé la fin des procédures sous prétexte que la fillette n'aurait jamais intenté une poursuite si elle n'avait eu pas un avocat pour père.

Selon les documents de la poursuite, une somme de 300 $ est réclamée à Panini, en plus de frais d'avocat qui s'élèvent à près de 1 700 $. La carte convoitée par Juliet serait d'une valeur de 100 $ environ, peut-on y lire.

La carte à l'effigie du natif de Hearst serait issue de la série Panini Prime. Elle aurait été produite dans le cadre de la saison 2012-13 et, en plus de comprendre un autographe du capitaine des Flyers, elle compterait aussi un bout de chandail du #28, authentifié par la Ligue nationale de hockey.

« Maintenant, non seulement avons-nous dû faire avec eux pendant un an et intenter une poursuite, mais on pense qu'ils devraient faire un peu plus pour que ça se termine bien. Ils ne devraient pas faire subir cela aux gens », explique Jordan Rand lors d'une entrevue par visioconférence.

Une date d'audience a été fixée pour régler le litige. Juliet sera appelée à témoigner le 24 février. Elle garde espoir qu'elle aura finalement droit « à son cadeau préféré de Hanoukah ».

« Tout ce que j'aimerais, c'est quelque chose de Claude Giroux », dit-elle.

Un petit geste des Flyers bien accueilli

Les Flyers de Philadelphie ont été mis au fait de l'histoire de Juliet. Un représentant de l'équipe a assuré à Radio-Canada qu'il enverra personnellement une carte autographiée par Claude Giroux au courant des prochains jours.

L'attaquant est présentement à l'écart de l'équipe, en raison des protocoles sanitaires mis en place dans la LNH pour limiter la propagation de la COVID-19, mais il signera ladite carte bientôt, a écrit ce représentant des Flyers.

Juliet n'arrivait pas à y croire quand elle a eu vent de tout cela.

« Elle faisait la roue un peu partout dans la maison après avoir appris ça », a indiqué Jordan Rand par messages texte.

Juliet promet que cette carte n'ira pas dans une boîte avec ses autres souvenirs des Flyers. Elle sera plutôt bien en vue dans sa chambre, soigneusement placée sur une tablette.