Mes Veronica Vallelonga et Xavier Cormier. Photos : Shutterstock et site web de Devichy
Mes Veronica Vallelonga et Xavier Cormier. Photos : Shutterstock et site web de Devichy
Devichy Avocats était à la recherche de candidats entre 2 à 40 d’expérience pour combler un poste d’avocat en droit familial dans l’équipe expatriée du cabinet.

« L'idée d’avoir un avocat expat vient du concept de notre cabinet d'avocats qui est très technologique. On offre déjà à nos avocats l'opportunité de travailler à la maison. Depuis le début, notre modèle d’affaires repose principalement sur les demandes des avocats. Mon associé Me Xavier Cormier en est arrivé à cette idée », souligne Me Veronica Vallelonga, avocate en droit familial et protection de la jeunesse.

Le poste est situé dans la plupart des pays ayant un fuseau horaire compatible avec celui du cabinet sous réserve d’approbation.

Selon Me Vallelonga, beaucoup de candidats proposaient de s’établir en Europe, aux États-Unis et dans les pays du sud.

Un premier avocat junior a été sélectionné pour le poste. Il commencera le 16 septembre prochain dans un lieu encore inconnu.

« Il n’a pas encore décidé sa destination. On a passé énormément d'entrevue. On était très surpris par le nombre important de CV qu'on a reçus. Tout le monde a aimé cette idée. On a aussi envoyé plusieurs d’autres offres d'emploi, puis on est en négociation avec d'autres avocats », souligne Me Vallelonga.

L’heureux élu devra notamment effectuer les consultations avec les clients, rédiger des procédures et des pièces, négocier, gérer les dossiers et faire de la recherche. Il va pouvoir collaborer avec l’équipe d’avocats située dans les neufs bureaux au Québec, et travailler avec des avocats seniors.

« Maintenant toutes les procédures de la Cour se font en visioconférence dans tous districts judiciaires. Donc techniquement, on ne doit plus aller physiquement à la Cour. Ce qui suit notre modèle d'affaires et cela rejoint notre philosophie du Bureau », explique la gestionnaire.

Ouvert depuis 2018, Devichy Avocats a toujours été flexible. La pandémie n’a pas été un facteur de changement pour l’équipe qui s’est toujours adaptée facilement. En effet, les gestionnaires offrent la possibilité à leurs avocats de travailler au bureau ou depuis la maison.

« Lors des entrevues, on a rencontré des avocats avec beaucoup d'expérience qui ne veulent pas nécessairement travailler au bureau et qui ne veulent pas s’établir pendant toute une année à l’étranger. On a remarqué que beaucoup aimeraient passer quelques mois en famille à l’étranger », précise l’avocate.

La conciliation travail-famille est un aspect important pour le cabinet et pour le bonheur des avocats. Par exemple, grâce au télétravail, les employés peuvent finir plus tôt et aller chercher leurs jeunes enfants à la garderie.

Selon Me Vallelonga, il a plus des avantages que des désavantages dans ce mode non-traditionnel.

En effet, l’avocat expat sera jumelé avec un avocat au Québec. Ensemble, ils mèneront des dossiers sauf que l’avocat, établi ailleurs, ne pourra pas rencontrer les clients physiquement ou aller physiquement à la Cour pour déposer des documents.

« Si vous voulez être un avocat d'expat, vous n’allez pas avoir vos propres dossiers. Vous allez faire tout le travail dans le dossier mais vous ne pourrez pas vous présenter à la Cour même si la plupart de nos consultations se font par téléphone ou par visio-conférence. Un avocat expatrié en Europe ne peut pas avoir ses propres clients à Montréal », explique Me Vallelonga.

Avec l'arrivée prochaine d’un premier avocat junior et voyant le nombre de candidats intéressés, le cabinet souhaite continuer et développer ce nouveau plan d’affaires dans l’avenir.

L’offre d’emploi est publiée depuis la mi-juillet sur Droit-inc. Vous pouvez toujours envoyer vos candidatures, si vous êtes intéressés.