La juge Chantal Lamarche. Sources: Archives et Shutterstock
La juge Chantal Lamarche. Sources: Archives et Shutterstock
La juge Chantal Lamarche, de la Cour supérieure, confirme qu’un jeune garçon de 13 ans, surnommé « X », pourra recevoir les deux doses de vaccin contre la COVID-19, malgré l’opposition de son père.

La mère de « X » s’est adressée au tribunal pour contourner son opposition. Le père refusait que son fils soit vacciné. Il allègue que les vaccins contre la COVID-19 sont « expérimentaux ». Il croit aussi qu’ils « modifient » l’ADN de la personne qui les reçoit.

À noter que la mère de « X » est actuellement enceinte. Elle était représentée par Me Mylène Petitpas, avocate indépendante. Le père se représentait lui-même.

À noter que ce dernier a contesté à plus d’une reprise les recommandations de la santé publique. Des extraits de sa page Facebook confirment qu’il a vandalisé des pancartes de la Santé publique, en plus d’inviter les citoyens à faire comme lui. Il a aussi manifesté devant une école pour contester le port du masque obligatoire.

« Madame souhaite que X soit vacciné afin notamment de pouvoir participer aux activités sportives parascolaires de l’école qu’il fréquente. Elle ajoute (...) qu’il y va aussi de la santé de X et de la possibilité pour lui de fréquenter par exemple les restaurants, le cinéma. Enfin, elle soumet qu’elle souhaite aussi protéger sa santé et celle de son enfant à naître ne voulant pas que X soit un vecteur de transmission de la Covid 19 », indique par exemple le jugement de la juge Lamarche. Sa décision a été publiée le 28 octobre dernier.

Les recommandations de la santé publique prévalent

La magistrate a jugé qu’il valait mieux, dans le présent cas, prêter attention aux recommandations de la Santé publique plutôt qu’aux craintes du père de « X ».

« Monsieur ne fait valoir aucune circonstance particulière quant à la santé de X qui pourrait laisser croire que le vaccin est plus dangereux pour celui-ci que pour l’ensemble des enfants du Québec de 12 ans et plus et pour lesquels, répétons-le, la santé publique recommande la vaccination contre la Covid 19. »

L’homme en question affirmait de son côté avoir « observé beaucoup d’effets secondaires associés » aux vaccins contre la COVID-19. Il croit que les risques associés aux vaccins sont plus grands que les bénéfices d’être vaccinés.

« Les craintes de monsieur ne font pas le poids devant les recommandations de la santé publique du Québec. Par ailleurs et quoique le Tribunal ne soit pas lié par le désir de X puisqu’il n’a que 13 ans, il est utile de noter que X désire se faire vacciner », conclut le jugement.

Contactée par Droit-inc, Me Petitpas n’avait pas donné suite à nos demandes d’entretien au moment d’écrire ces lignes.

Le jugement étant anonymisé, Droit-inc n’a pas été en mesure d’entrer en contact avec le père du garçon, malgré nos tentatives.