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Pour devenir avocat, mieux vaut être un fils ou une fille d’avocat.

Les diplômés d’un juris doctor en droit qui sont les premiers de leur famille à fréquenter l'université obtiennent de moins bons résultats sur le marché du travail juridique que leurs camarades de classe dont au moins un des parents a fait des études supérieures, selon une étude américaine de la National Association for Law Placement (NALP).

Les enfants d’avocats ont un taux d’emploi de 93 %, contre 88 % pour les diplômés qui n’ont pas de parents dans le milieu juridique, rapporte Reuters.

Et quand on regarde les emplois qui nécessitent l’admission au barreau, l’écart se creuse encore. Les fils et filles d’avocats ont un taux d’emploi de 84 %, bien supérieur au 73 % des avocats dont les deux parents ne travaillent pas dans le milieu juridique.

Les diplômés issus des minorités illustrent bien cet écart, car ils sont moins susceptibles d’avoir un parent juriste.

En 2020, les diplômés de première génération - ceux qui n’ont pas de parents juristes - représentaient 23 % des diplômés en droit.

Les étudiants blancs étaient plus souvent des enfants d’avocats, puisque les étudiants de première génération n’y représentaient que 18 % des diplômés de cette catégorie.

Mais ce chiffre était de près de 42 % chez les étudiants latinos, de près de 36 % chez les étudiants noirs et de 55 % chez les Amérindiens et les autochtones d’Alaska.

Mieux placés, mieux payés

Les enfants d’avocats obtiennent plus souvent (63 %) un emploi dans le secteur privé, où sont versées les meilleures rémunérations, alors que les étudiants de première génération sont 56 % à y parvenir.

L’étude montre également que les enfants d’avocats obtiennent plus souvent des postes de greffiers et des emplois au niveau fédéral.