Me Carolyne Desormiers. Source: Facebook
Me Carolyne Desormiers. Source: Facebook
Au bout du fil, Me Carolyne Desormiers peine à cacher son enthousiasme. La Barreau 2011 a accepté un poste chez Goldwater, Dubé après que leur directeur général, Daniel Goldwater, l’eût approché.

Me Desormiers s’est laissé tenter après près de cinq ans chez BBK Avocats, où elle a participé au développement de la division en droit de la famille. Sentant qu’elle avait fait le tour, elle veut maintenant contribuer à la croissance de Goldwater, Dubé qui agrandit ses locaux pour lui permettre d’aller de l’avant dans cette démarche.

Elle se joint ainsi à l’équipe de l’ex-Arbitre Me Anne-France Goldwater.

« Après cinq ans, ça fait du bien de ressentir un peu de fébrilité en se levant le matin pour aller au travail », lance-t-elle au téléphone.

Repartir à zéro

Une part d’elle-même désirait rester chez BBK Avocats, mais Carolyne Desormiers a tout de même fait le saut chez Goldwater, Dubé, un cabinet où elle veut contribuer à « changer les choses ».

Elle donne en exemple les causes médiatiques par lesquelles l’étude légale s’est fait connaître, dont la très célèbre saga judiciaire Éric c. Lola et le dossier des Cerfs de Longueuil. Autant d’enjeux qui définissent bien Goldwater, Dubé pour Carolyne Desormiers dans la mesure où il contribue à changer l’état du droit au Québec.

« Ces dossiers représentent des heures, des années de travail. De ne pas avoir peur de sortir du lot, de changer les choses, de faire parler de soi… je ne suis pas encore rendu là, mais je trouve très stimulant d’intégrer une équipe qui sort du confort de la routine. »

En poste depuis plus de deux mois, la Barreau 2011 reconnaît que « tout » est nouveau pour elle et qu’elle doit encore s’habituer aux façons de faire du cabinet. C’est vrai pour les programmes informatiques employés pour traiter les dossiers, mais aussi de la « rigueur » dont l’équipe fait preuve.

« La méthodologie en place est absolument rigoureuse. Ça me plait, car je suis une personne très, très organisée, limite perfectionniste (...). C’est inné en moi. J’ai toujours été parmi les plus organisées de mes milieux de travail. Aujourd’hui, je m'aperçois qu’il existe un niveau supérieur de méthodologie pour bien traiter les dossiers. »

Elle dit aussi aimer la « collégialité » qu’elle perçoit entre les membres de l’équipe et qui rend propice le développement de « réflexion commune », les dossiers étant pris en charge par plusieurs collègues à la fois. Me Desormiers donne en exemple l’avocat-conseil Christian Ferron, qui l’impressionne grâce à son expertise. « Donnez-lui un sujet donné et il va vous revenir trente minutes plus tard en vous disant qu’il a trouvé 122 fichiers (rires). Il me fait tourner la tête sur le plan intellectuel. »

Contribuer à la formation

Me Desormiers semble très heureuse d’avoir rejoint un cabinet dont la réputation est bien établie dans des domaines comme le droit de la famille. Outre la renommée de Goldwater, Dubé elle admet aussi vouloir contribuer à la formation de la relève et rééquilibrer les rangs entre avocats seniors et juniors.

Elle croit d’ailleurs avoir été recrutée en partie pour cette raison : le junior training. « Le cabinet est en pleine expansion, le bureau est en train de doubler de superficie. L’objectif est de recruter de nouveaux candidats progressivement. »

« Les avocats seniors sont invités à encourager les membres juniors de l’équipe, qui composent la majeure partie de nos effectifs. C’est considéré comme un investissement capable de rendre l’équipe plus solide. Nous avons aussi un système de "first chair and second chair" pour associer des seniors avec des juniors. »

De gros souliers à chausser ?

La Barreau 2011 arrive en poste à une étape importante de l’histoire du cabinet puisqu’il vient tout juste de perdre l’une de ses grosses pointures : Marie-Hélène Dubé, nommée juge puînée à la Cour supérieure, plus tôt ce printemps.

Questionné sur ce départ et son arrivée, Me Desormiers évoque un « concours de circonstances » et met à nouveau l’accent sur la volonté de Goldwater, Dubé de former la relève et d’augmenter ses effectifs, composé présentement de 17 avocats.

La Barreau 2011 croit aussi que la direction du cabinet était attirée par son bagage en droit de la famille et en droit civil et commercial, un domaine moins développé chez Goldwater, Dubé.

« Le directeur général a consulté ma banque de jurisprudence avant de m’approcher (...) J’ai eu l’impression qu’il s’adressait directement et littéralement à moi. C’est ce qui a piqué ma curiosité », conclut celle qui compte continuer de plaider devant les tribunaux.