L'ancien chargé de projets a poursuivi son témoignage lundi, lors de la reprise des travaux de la Commission Charbonneau.

Contre-interrogé par le procureur de l'Association de la construction du Québec, Me Daniel Rochefort, M. Leclerc a confirmé qu'au début de sa carrière, il y avait des vérificateurs internes qui prenaient deux ou trois contrats accordés par son département et les examinaient à fond. Ils cherchaient notamment à savoir s'il n'y aurait pas eu moyen de payer moins pour les travaux.

Vers 1995, ces vérificateurs sont disparus et, selon son témoignage, il n'y a plus eu de vérification interne ni externe. Il a personnellement été engagé dans la surveillance de divers contrats totalisant 207 millions $ au cours de sa carrière.

Le manque d'effectifs dans son département a aussi facilité l'implantation de ce système de corruption des fonctionnaires par des entrepreneurs, selon lui, parce qu'une certaine proximité s'est installée entre entrepreneurs et fonctionnaires, ceux-ci ayant souvent affaires aux mêmes personnes au fil des ans.