Me Chanel Alepin est surprise du caractère urgent des dossiers référés sur la plateforme de SERJ. Photos : Site Web de SERJ et LinkedIn
Me Chanel Alepin est surprise du caractère urgent des dossiers référés sur la plateforme de SERJ. Photos : Site Web de SERJ et LinkedIn
Près de quatre mois après le lancement de SERJ, la conclusion est claire : les plateformes de référencement, ça marche!

Alepin Gauthier reçoit maintenant des dossiers à tous les jours sur SERJ, et tous les dossiers ont été traités sans exception. Le cabinet a bon espoir d’atteindre ses objectifs au mois de décembre.

« Ce qui m’a vraiment épatée, c’est que 50% des dossiers sont des demandes urgentes, témoigne Me Chanel Alepin. Il y a du familial, de l’immigration, par exemple monsieur doit présenter des éléments de preuve ou il va perdre son statut… et la date de cour est le lendemain! »

« En même temps, c'est le fun, poursuit l’avocate. Je peux dire avec fierté que personne n’a été laissé de côté, même avec le caractère urgent des dossiers. »

Ces dossiers sont d’abord proposés à l’interne aux avocats du cabinet, puis à l’externe aux « top référeurs », les avocats ayant déjà transmis plusieurs dossiers sur la plateforme. D’autres dossiers sont référés à des avocats qui ont « la compétence pour faire tel dossier particulier ».

Les avocats qui réfèrent un dossier sur la plateforme reçoivent 50$ envoyé au courriel professionnel « dans les 24h de la référence valide reçue », et une heure de formation gratuite provenant de la banque de formation continue d’Alepin Gauthier.

Parler à SERJ en toute collégialité

Encore étonnant, et pas du tout prévu : des avocats profitent de la plateforme pour discuter de leurs dossiers en cours et échanger en toute collégialité.

« Il y a des confrères qui ont développé le réflexe de parler a SERJ : de franchisage dans l'étape pré-référencement, par exemple », illustre Me Chanel Alepin.

Pas prévu? Pas grave! SERJ est vivant, et évolue selon les besoins des référeurs et des avocats.

« On est contents, on se laisse aller avec ça », se réjouit Me Alepin, qui lance elle-même des initiatives comme des concours parmi les avocats qui réfèrent. Des bouteilles de vin ont ainsi été tirées au hasard parmi eux, de même qu’un rabat des Rabat-Joies.

Lancé en juin dernier, le Service d’échange et de référencement juridique en ligne (SERJ) offre une alternative aux avocats du Barreau du Québec désireux de référer un dossier à l’externe en raison d’un conflit d’intérêts, d’incapacité de procéder ou de difficulté liée à une situation particulière, comme la pandémie de la COVID-19.