L’avocat Bruno Bourdelin. Source: LinkedIn
L’avocat Bruno Bourdelin. Source: LinkedIn
L’avocat Bruno Bourdelin a récemment ouvert son propre cabinet-boutique nommé BBAC, qui se spécialise en copropriété, en litige et en immobilier. Pour le moment, l’équipe est composée de Me Bourdelin et d’Amy Gingras, une technicienne juridique.

Avant de fonder leur propre cabinet, les deux coéquipiers travaillaient chez Therrien Couture Joli-Coeur.

« Ça devait faire environ quatre ans que je voulais ouvrir mon propre bureau. Mais il y a eu la pandémie, la pénurie de main-d'œuvre, etc. Un jour je me suis dit: “ Ça y est, c’est maintenant ou jamais que je dois le faire “ », explique-t-il.

Il a donc annoncé à l’équipe de Therrien Couture Joli-Coeur la nouvelle et Amy Gingras n’a pas hésité à le suivre. « Les membres de Therrien Couture Joli-Coeur ont très bien pris la nouvelle. Ils ont été respectueux envers nous. Ça s’est donc super bien passé », ajoute-t-il.

Liberté d’action

L’envie d’ouvrir son propre cabinet était d’abord et avant tout pour avoir une plus grande liberté d’agir.

« La liberté d’action, je me suis rendu compte que c’était très cher pour moi. Je veux avoir ma propre image et répondre plus rapidement aux besoins de mes clients, ce qui est plus difficile quand on travaille dans un grand cabinet. Je veux contrôler mon développement d’affaires, marketing et les outils avec lesquels je vais travailler », mentionne-t-il.

Ouvrir son propre bureau spécialisé en copropriété et en immobilier était également une excellente idée selon lui, car dans ce domaine, il peut y avoir plusieurs conflits entre les différents clients.

« Dans un grand cabinet en immobilier, il peut y avoir des conflits entre les promoteurs, les entrepreneurs et même les plombiers. À cause de cela, il m’arrivait parfois de ne pas pouvoir travailler dans certains dossiers », se rappelle-t-il.

Un duo

Pour Me Bourdelin, il est important d’inclure Amy Gingras dans les décisions entourant les stratégies de croissance.

« Amy est très fière de sa profession et c’est une valeur ajoutée auprès de nos clients et pour notre cabinet », dit-il.

Selon l’avocat, il est important d’utiliser les compétences des techniciens juridiques à leur plein potentiel, car ils peuvent parfaitement contribuer à la qualité et à la réputation du cabinet.

« Je pense qu’ils ont vraiment besoin de reconnaissance et c’est ce que j’aimerais faire lorsque nous aurons d’autres techniciens juridiques qui s’ajouteront à notre équipe », mentionne-t-il.

Bien qu’il y ait pour le moment que deux personnes au sein du cabinet, Me Bourdelin a pour objectif futur d’agrandir son équipe.

« Je ne suis pas intéressé par la croissance seulement pour la croissance. Si je veux agrandir mon équipe, c’est seulement pour répondre aux besoins de ma clientèle et non parce que je veux tout simplement avoir un grand cabinet », détaille-t-il.

Pour l’avocat, il y a plusieurs précautions à prendre avant d’ajouter de nouvelles personnes dans un cabinet.

« Il est souvent plus facile de rester proche de ses valeurs lorsqu’on est dans un petit bureau plutôt que lorsque nous sommes dans une grande structure. Il faut aussi penser à une chose. Chaque personne qui vient s’ajouter change complètement la dynamique d’une équipe. C’est pour cela que je préfère faire attention pour l’instant », dit-il.