Me Gloriane Blais. Source : Archives
Me Gloriane Blais. Source : Archives
Me Gloriane Blais, de Lac-Mégantic, fait l'objet d’une plainte disciplinaire qui n’a pas encore été entendue devant le Conseil de discipline.

La date de l’audition n’est pas encore fixée mais sera affichée au rôle des auditions du Barreau du Québec.

Le fondement de la plainte est le défaut de soutenir l’autorité des tribunaux. L’avocate aurait manqué à son devoir déontologique.

Selon l’article 111 du code de déontologie des avocats : « L’avocat sert la justice et soutient l’autorité des tribunaux. Il ne peut agir de manière à porter préjudice à l’administration de la justice. Il favorise le maintien du lien de confiance entre le public et l’administration de la justice ».

Le Barreau du Québec n’a pas souhaité commenter par souci de préserver l’entière objectivité du processus et l’indépendance du Conseil de discipline. Quant à l’avocate, elle nous a suggéré de lire sa dernière publication et d’écouter sa dernière entrevue pour éviter tout quiproquos diffamatoires.

Un « malentendu »

Bien connue sur les réseaux sociaux, l’avocate publie régulièrement son opinion contre les injections expérimentales de la COVID-19.

Le 14 juin dernier, le Journal de Montréal (JDM) avait appris que plusieurs de ses collègues avocats avaient déposé une plainte contre elle.

« On espère juste que le Barreau va rapidement agir et que ça ne va pas terminer dans un trou noir. ... Elle enfreint clairement notre Code de déontologie avec ses pseudo-avis juridiques sur Facebook qui vont contre la science et le gouvernement », ont déclaré des avocats de manière anonyme au JDM.

Suite à la publication de cet article, elle a voulu clarifier ses propos qui ont été apparemment « déformés ».

« (...) Pour la plainte disciplinaire, elle concerne un tout autre dossier. Je dirais que c'est davantage un malentendu. Cela devrait se terminer très bientôt. J'ai confiance au Conseil disciplinaire et à sa présidente en chef.
P.S.: Comme plusieurs virologues pro-vaccins indépendants, je suis contre les injections expérimentales », a-t-elle écrit le 14 juin au soir.

Elle a également participé à une entrevue en ligne, le 22 juin dernier, où elle réaffirme que cette plainte n’a rien à voir avec ses propos concernant la COVID-19.

« C’est ma première expérience. On a eu le premier appel du rôle devant la présidente en chef en ligne et j’ai demandé de lever la confidentialité du dossier car je n’ai rien à cacher. Je suis fière de mon dossier (...). La confidentialité est maintenue jusqu’à l’audition sur le fond soit fixée pour protéger l’avocat.e poursuivi.e », a-t-elle expliqué.

Elle souhaite que les détails concernant cette plainte soient connus pour que la vérité soit rétablie. « Si les gens savaient pourquoi je suis poursuivie, ils m'applaudiraient. (...) Je n’ai absolument rien à cacher et tout ce que j’ai fait, j’en suis fière », précise-t-elle à l’animateur du ColinShow.

Une avocate controversée

Malgré son statut professionnel, elle n’a pas peur d’écrire ou d’exprimer publiquement ses opinions.

Plus récemment, elle a publié un texte intitulé Appel au Barreau du Québec pour élever le débat au Québec.

« J’invite le Syndic du Barreau du Québec à enquêter sur les avocates et les avocats qui choisissent de faire partie de la corruption, laquelle constitue la pire criminalité pour une société. Notons que la littérature définit la corruption en des termes larges. Étant avocate depuis 1999, j’ai vu neiger », a-t-elle écrit à la fin de son texte.

Le 28 mai dernier, elle avait relayé une information sur son profil Facebook.

En décembre 2020, l’avocate avait filmé sa participation à une manifestation antivaccin où elle a reçu une amende. Par la suite, elle n’a pas voulu retirer sa vidéo publiée sur le réseau social.

À son compte depuis 2004, l’avocate pratique en droit administratif et constitutionnel, droit civil, litige civil et responsabilité civile et droit de la personne.

Elle est membre du Barreau depuis 1999.